Survivre aux vacances

Rien à voir Mercredi 02 juillet 2014

Réécoute
Survivre aux vacances
Le problème avec les vacances, c'est qu'on se sent pousser des ailes. On a tellement envie d’expurger ces longs mois passés assis sur une chaise qu’on a tendance à se prendre pour un sportif de haut niveau.

Un saut à l'élastique ? Mais oui pourquoi pas! Une rando à midi en plein cagnard ? Carrément ! En vacances, on a la patate, on se sent capable de tout et ça se termine aux urgences...

Parce que la vérité, c'est que l'on est aussi tonique que ce poulpe échoué sur la plage. Nos muscles sont atrophiés, on est fatigué...

Bref, on est dans les meilleures dispositions pour avoir ou pour provoquer un accident grave.

Crédit photo : ©Lara Cores / Flickr

Prenons l’exemple de cet homme, à La Chapelle en Vercors, près de Grenoble. Appelons-le Patrick. Il s’est levé un matin Patrick, et il a dit : « Sylvie, c’est plus possible. Ca fait combien de temps qu’on parle de couper cet arbre qui nous gâche la vue ? ».

Sylvie est entrain de bronzer dans le jardin en lisant Marie-Claire, elle en a rien à cirer. Elle répond « Mmmmh ». Mais Patrick est surmotivé, il est on fire ; il sait très bien que s’il ne profite pas de ses vacances pour agir, l’arbre sera encore là dans deux générations. Patrick coupe l’arbre, et l’arbre tombe… sur Sylvie.

Les sapeurs pompiers et le Samu sont venus en hélicoptère, mais trop tard. Si cet homme n’avait pas été en vacances, on peut penser qu’il n’aurait pas tué sa femme.

Prudence est mère de sûreté

Il y a des milliers d'autres anecdotes évidemment. Des mecs qui tombent dans des ravins parce qu'ils n'ont jamais fait d'alpinisme de leur vie. Les types qui s'essayent au surf, qui sont emportés par une lame de fond et qui se noient. Ceux qui n'ont pas fait de sport de l'année mais qui font une randonnée à vélo... Accident. Accident. Accident.

 

Chaque année, des recommandations sanitaires pour les voyageurs sont publiées dans la presse médicale. Qui les consulte ? Personne. Et c’est  bien dommage parce que c’est une lecture édifiante. Dans l’édition 2014, on apprend notamment ceci :

La mortalité en voyage est majoritairement d’origine cardiovasculaire, les autres causes se partageant entre accidents de la voie publique, noyades, homicides et suicides. 


 

C’est à dire qu’en vacances, les gens se tuent entre eux et se tuent eux-mêmes. Alors il faut arrêter de dire que c’est un moment idyllique. Une chronique pour prendre conscience des dangers des vacances.


 

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