Survivre aux trajets en avion

Rien à voir Mardi 22 juillet 2014

Réécoute
Survivre aux trajets en avion
Depuis le début du mois de juillet, Rien à voir s'emploie à convaincre nos auditeurs qui ne peuvent pas partir en vacances, pour diverses raisons, financières notamment, qu'ils ne perdent rien. Aujourd'hui, les trajets en avion, soit la prise d'otage de la part des constructeurs aériens.

On ne le dira jamais assez : les vacances, c'est très surestimé. Les voyages, la découverte... Tout ça génère beaucoup de stress. Les trajets en avion, par exemple. Quel inconfort !

On fait la queue pour s'enregistrer, on fait la queue aux barrières de sécurité. Là on vous persécute, on vous demande de sortir tous vos produits de beauté, de les mettre dans un petit pochon en plastique transparent.

Comme ça tout le monde voit bien ton traitement anti-acné, ta crème contre les mycoses, ton shampoing anti-pelliculaire. Il faut enlever ses pompes, sa ceinture, tu passes le portique en chaussettes dépareillées en tenant ton futal d'une main. Il manquerait plus que tout le monde voit aussi ta culotte Petit Bateau. C'est l'humiliation.

Mais le pire, c'est évidemment quand t'es à bord. C'est pas compliqué : les gros ne peuvent pas voyager en avion. Les sièges font en moyenne 43 centimètres de largeur ; déjà quand t'as un indice de masse corporelle normal, t'es mal. Si t'as un peu forcé sur la fondue savoyarde cet hiver, ça devient l'enfer. Donc on pensait qu'on avait tout vu, on s'était fait une raison. Mais il y a pire.

De l'art de concevoir un siège inconfortable

C'est un article de Slate.fr qui nous l'apprend : en juin dernier, Airbus a déposé un brevet pour un nouveau type de siège dans les avions. Alors c'est très simple, c'est ce qu'on appelle un strapontin. Mais pas un strapontin comme dans le métro, ça non, c'est beaucoup trop luxueux.

Crédit photo : Slate.fr

 

Le siège a la même forme qu'une selle de vélo. Derrière c'est une barre métallique, le dossier est minuscule, on dirait un instrument de torture. Evidemment il n'y pas de tablette, l'espace réservé aux jambes à été réduit au maximum, puisque l'objectif c'est évidemment de caser encore plus de personnes au mètre carré

De toutes façons là-bas il fait trop chaud, les moustiques trimballent le chikungunya et la bouffe fait mal au ventre. On est bien mieux chez soi.

 


 

 Retrouvez Elodie Emery sur Twitter

> Retrouvez toutes les chroniques

> Abonnez-vous au podcast, RSS et iTunes

Commentaires