Survivre aux films cultes

Rien à voir Mercredi 16 juillet 2014

Réécoute
Survivre aux films cultes
Le problème avec les films cultes, c'est qu'on sait bien qu'il faudrait les avoir vus, mais qu’on a jamais l’occasion de les voir. Heureusement, l'été, certains ressortent au cinéma. Go go go !

Dans cette vie, il y aura toujours quelqu’un pour te donner l’impression que tu as vécu pour rien si t’as pas vu Metropolis, de Fritz Lang. Les Tontons flingueurs, Taxi driver, Salo ou les 120 journées de Sodome.

Question: comment fait-on ? On les emprunte tous à la médiathèque et on s’enferme dix jours pour voir tous les films cultes d’affilée ?  

Soyons honnêtes: la tentation est grande de penser qu'on en sait assez sur ces films pour se dispenser de les voir. Attention avec ce genre de raisonnement ! Par exemple Paris, Texas de Wim Wenders.

Films cultes: arrêtons d'en parler, regardons-les

On aurait pu croire qu’il y avait là une histoire de relation entre la France et les Etats-Unis. Ca aurait pu être le récit épique d’un voyage entre Paris et le Texas. La sortie en salles d'une version restaurée est l'occasion de s'apercevoir que ce n'est pas du tout ça. En fait au Texas il y a une ville qui s'appelle Paris et c'est de celle-là qu'il s'agit... Et non pas de notre capitale et de tous ses clichés. Leçon d'humilité.



Pour ne pas faire d’erreur d’interprétation, il faut voir les films cultes. Alors quand ils ressortent au cinéma il ne faut pas hésiter: c'est l'occasion qui fait le larron...

Paris, Texas s'ouvre sur un homme qui erre dans le désert. Il fait chaud, il fait soif. Il s'écroule dans une échoppe perdue au milieu de nulle part. Le mec qui le trouve téléphone à son frère à Los Angeles. Ce dernier vient le chercher et on apprend que ça fait quatre ans que l'homme perdu a disparu. Comme il ne parle pas, on n'aura pas beaucoup d'explication sur cette mystérieuse disparition...

C'est très beau, c'est drôle, c'est touchant. C'est pas du tout "chiant", car il faut reconnaître que c'est parfois le corollaire du film culte, la "chiantise".

Au final je dirais qu'on sait quand un film est vraiment culte à partir du moment où l'on a envie de s'acheter les mêmes fringues que l'héroïne (cf. la petite robe en pull mohair de Nastassja Kinski, décolettée dans le dos).

Une chronique pour en avoir le coeur net, et se faire son propre avis.

 


 

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Illustration : Nastassja Kinski dans Paris, Texas de Wim Wenders

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