Survivre à un match de foot

Rien à voir Vendredi 11 juillet 2014

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Survivre à un match de foot
Depuis vendredi dernier, depuis que notre fière équipe a été sortie de la compétition mondiale footballistique, la France est en deuil, la France a mal, la France a froid. Il existe pourtant de très bonnes raisons de se réjouir.

1- La fin de ces débats stériles entre ceux qui suivent la Coupe, et ceux qui s’en tamponnent le coquillard. Ainsi que les grandes réflexions sur l'opportunié de se montrer "patriote" ou non.

Par un phénomène étrange, des gens qui d’habitude taxent toute référence à la patrie de fascisme larvé se retrouvent à hurler la Marseillaise avec la main sur le cœur et des drapeaux tricolores dessinés sur les joues. Etrange.

2- Nous échappons à un risque accru d’accidents cardiaques. Je cite un article de FranceTVInfo : « Huitième de finale entre la Corée du Sud et l'Italie, le 18 juin 2002. L'équipe asiatique est menée 1-0 alors qu'il ne reste plus que deux minutes à jouer. Quand soudain, Seol Ki-hyeon reprend un ballon maladroitement repoussé par la défense italienne. L'égalisation est inespérée. Fou de joie, un supporter sud-coréen s'écroule, victime d'une crise cardiaque. Il n'avait pas 30 ans. »

Les études scientifiques sont formelles, le nombre d’infarctus augmente pendant le mondial de foot. Et encore plus pendant les tirs au but. L’expression « suspense insoutenable » trouve tout son sens quand précisément, le cœur de certains téléspectateurs ne tient plus.

 

3- Une étude anglaise a montré que les périodes de Coupe du monde étaient synonymes de hausses des violences conjugales.

La police a enregistré beaucoup plus de cas de violence domestique les jours de défaites de l'Angleterre, mais aussi les jours de victoires de l'Angleterre ou les jours de matchs nuls de l'Angleterre. C’est à dire que toutes les occasions sont bonnes pour taper sur sa femme.

Félicitons nos joueurs Français d’avoir su être raisonnables, de nous avoir donné juste ce qu’il faut d’enthousiasme avant de s’en retourner tranquillement dans leurs pénates. Car en matière de foot comme en tant d’autres choses, point trop n’en faut. 

 


 

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