Survivre à l'hypocrisie des fabricants

Rien à voir Jeudi 10 avril 2014

Réécoute
Survivre à l'hypocrisie des fabricants
Personne ne lit les 16 pages de conditions d’utilisation d'une boite mail, d'une appli ou d'un logiciel. Personne ne conserve les modes d'emploi ou les tickets de carte bleue. Parce que nous sommes des gens sains et normaux. Alors sus à cette hypocrisie.

Essayons d'imaginer à quoi ressemblerait le quotidien d'un homme qui lit les conditions d'utilisation. Appelons-le Patrick.

Patrick, non seulement il lit les 16 pages avant de cliquer sur "J'accepte", mais c'est aussi la seule personne au monde qui se sert des QR code. Quand il est dans le métro, il voit une affiche avec un QR code, paf, il sort son Smartphone et il le flashe pour obtenir davantage d’informations sur le produit. On croyait que ça servait à rien les QR code, ben si, c’est pour Patrick.

Quand on achète un aspirateur, dans le carton, il y a toujours toute une pléiade d’embouts différents. L’embout pour aspirer les rideaux, l’embout pour le canapé... La plupart d’entre nous, on les met dans un coin, on oublie où on les a mis, et on s’en sert jamais de la vie. Patrick, il les met dans une boite prévue à cet effet, et à chaque fois qu’il passe l’aspirateur, il choisit l’embout le mieux adapté à la situation.

Il a aussi une autre boite dans laquelle il range tous les boutons supplémentaires. Il garde tous ses tickets de carte bleue. Ils sont classés par ordre chronologique et ils sont rangés à côté des boutons. Il a aussi toutes les cartes de visite de tous les restaus où il est allé dîner. Comme ça si quelqu’un dit : « C’était vachement bien ce restau, mince alors, c’était où déjà ? », Patrick il sort son classeur et il te retrouve la carte en deux deux.

A-t-on envie d’être pote avec Patrick ? La réponse est non. Alors nous serions reconnaissants, nous tous qui ne sommes pas Patrick, si les gens qui inventent tous ces trucs de psychopathe voulaient bien mettre fin à cette hypocrisie. Ca changerait pas le monde, mais si en fait, ça le changerait quand même.

 


 

 Retrouvez Elodie Emery sur Twitter

> Retrouvez toutes les chroniques

> Abonnez-vous au podcast, RSS et iTunes

Commentaires