Survivre à l'Apartheid par la danse

La Pop au carré Mercredi 23 juillet 2014

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Survivre à l'Apartheid par la danse
c'est la leçon magistrale que donne la compagnie Sud Africaine Via Katlehong sur le scène du théâtre de la cité internationale jusqu'au 3 Aout.

Via Sophiatown raconte l'histoire d'un township devenu un espace de résistance dès les années 50, en plein Apartheid. Résistance politique mais aussi artistique avec de nombreux écrivains, musiciens, intellectuels issus de ce township pas comme les autres, devenu un symbole du multiculturalisme insupportable au régime raciste sud africain de l'époque.

De ce bouillonnement culturel et de la violence de l'apartheid vont naitre plusieurs danses à Sophiatown qui se propageront à la fin des années 50 dans toute l'Afrique du Sud  pour devenir encore aujourd'hui des phénomènes culturels dans le pays.

Parmi celles-ci, la « pantsula » que l’on peut voir comme un lointain ancêtre du hip hop et du break dance et qui inspire toujours aujourd’hui les danseurs des rues sud africain.

 

«Nous avons dû nous documenter pour retrouver les détails de l'époque sur ce township disparu » explique le metteur en scène Buru Mohlabane, « on connaissait des histoires également racontées par nos grand parents, on a retrouvé des films sur les premières danses dans les années 50 mais nous avons aussi vécu personnellement l'apartheid, les combats politiques, nous avons vu des gens mourir devant nous donc c'est assez évident pour nous de retranscrire et transmettre tout cela sur scène.»

Un spectacle lumineux, drôle qui permet de comprendre l'essence de la culture sud africaine face aux inégalités et la violence du quotidien toujours présentes dans le pays.

La compagnie Via Katlehong formée il y a une vingtaine d'année rappelle qu'il n'y a ni école de danse, ni subvention en Afrique du Sud : simplement une culture de la rue qui se transmet de génération en génération.

20h30 jusqu'au 3 Aout au Théatre de la Cité Internationale.

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