Survivre à l'adolescence, même à l'âge adulte

Rien à voir Vendredi 11 avril 2014

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Survivre à l'adolescence, même à l'âge adulte
Dieu merci, l'adolescence a une fin. Mais parfois, même quand on a atteint l'âge adulte, on peut être victime de réminiscences. Certaines situations produisent des flashs de ce qu'on ressentait quotidiennement à l'époque. Un peu comme des remontées d'acide. C'est dur, mais heureusement, c'est fugace.

Dans la vie, il y a un moment que personne ne devrait avoir à traverser, c’est l’adolescence. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’un jour, ça s’arrête. C’est peut-être le seul avantage qu’on ait à vieillir.

Sauf que parfois, certaines situations agissent comme des madeleines de Proust empoisonnées: d’un coup on est téléportés quinze ans en arrière, et l’espace d’un bref instant, on ressent les mêmes émotions qu’à l’époque.

 

Par exemple, quand tu arrives à une soirée, et que tu ne connais personne. Tu restes là, près de l’halogène, t’essaies vaguement de bouger la tête au rythme de la musique, t’es mal à crever. Et là tu te rappelles de toutes ces boums où tu regardais les filles se déhancher et rouler des pelles...

La réminiscence de l’adolescence, c’est quand il y a un blaireau qui dit "venez on fait un selfie", que toi tu trouves ça ridicule, mais qu’en même temps s’il t’invite pas à venir sur la photo tu vas te sentir exclu. C'est quand tu te coupes ta frange toute seule, et qu'après tu dois mettre des foulards pour planquer le carnage.

C’est quand tu dois manger à la cantine de ton entreprise : il y a une table avec tous les gens cools qui rigolent fort. Mais y a plus de place à celle-là, personne ne t’en a gardé. En revanche à côté, y a Sylvie de la compta, qui déjeune toute seule.

 


Tenez bons camarades adolescents, ça passe, je vous promets. Une chronique pour garder espoir.


 

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