Sur le visage des femmes maori, une légende

Un lien pour survivre Jeudi 12 juin 2014

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Ta Moko, photo et légende du tatouage maori
Le Musée national de Nouvelle-Zélande a récemment mis en ligne une partie de ses collections numérisées, parmi lesquelles est exposé le travail de Marti Friedlander. Photographe et portraitiste, elle a immortalisé le visage de femmes maori, marqué par un tatouage traditionnel et légendaire.

Ce sont des visages de femmes plus ou moins jeunes, des femmes maori. Toutes arborent sur le menton et la lèvre inférieur le moko kauae, ce tatouage traditionnel baptisé Ta Moko. En fait c'est même plus qu'un tatouage. La peau n'est pas piquée, elle est incisée, scarifiée, parcourue de rainures.

Ces femmes sont légions, ces jours-ci, sur le site du Musée national de Nouvelle-Zélande qui vient de mettre en ligne une partie de ses collections numérisées: plus de 30 000 photos.

Parmi ces visages en noir et blanc, ceux de vieilles maori, immortalisées dans les années 1970 par la photographe Marti Friedlander. Elle a cédé l'intégralité de son travail, sa longue série, The Moko Suite, au Musée de Nouvelle-Zélande pour que tout le monde puisse y avoir accès.

Les regards des femmes sont bien francs. Chacune a un peu le regard d'une vieille amoureuse... Sans doute parce que dans la mythologie maori, le moko s'enracine dans une vieiile histoire d'amour légendaire : l'histoire du jeune guerrier Mataora et de Niwareka.

Les visages se déclinent dans un vieux noir et blanc argentique, granuleux. Certaines maori ressemblent à de vieilles momies déplumées, l'oeil rieur ou mélancolique. Les pigments de leurs tatouages se sont estompés avec le temps, mais on distingue encore les reliefs des cicatrices et les arabesques qui courent sur leur menton.


 

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Illustration de couverture: Capture d'écran - ©Marti Friedlander / ©Museum of New Zealand

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