Sur le dancefloor chacun fait ce qui lui plaît !

Docteur Beat Mercredi 25 juin 2014

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Sur le dancefloor chacun fait ce qui lui plaît !
Tous les mercredis à 20h45 dans Hashtag Le Mouv' d'Emilie Mazoyer, Docteur Beat passe au scanner toute l’actualité de la musique électronique et du clubbing. Cette semaine Cardini & Shaw, Philipp Gorbachev et Matias Aguayo pour que la fête soit plus folle !

 

Ne vous laissez pas impressionner par des hipsters qui se posent en mètre-étalon du bon goût, par les physio à l’entrée des clubs qui vous toisent, par le mec d’à côté qui ne peut pas s’empêcher de ricaner en vous regardant danser ou par un DJ trop looké (toujours un peu louche).

Cette règle nous est rappelé par deux musiciens dont je vous ai pas mal parlé cette année : Jennifer Cardini et David Shaw. Leur association de malfaiteurs a produit In the ballroom, un maxi formidable que vous vous devez de mettre sur votre baladeur cet été.

https://soundcloud.com/correspondant/sets/cardinishaw-keep-me-hanging

 

Ce maxi leur a été en partie inspiré par Paris is Burning, un documentaire cultissime de Jennie Livingston sur la scène voguing de New York.

 

Philipp Gorbachev - Silver Album


Le dancefloor est un espace politique. Certes, aujourd’hui c’est devenu un business, mais n’oublions pas que la house de New York et de Chicago et la techno à Detroit sont nées dans les quartiers pauvres, et que ces musiques étaient le de cri de guerre des communautés noires américaines.

Cet esprit subversif, on le retrouve sur un disque qui vient de sortir. C’est celui d’un russe exilé à Berlin qui s’appelle Philipp Gorbachev. Ce disque s’ouvre par le morceau Arrest me qui est « un hommage à tous les gens emprisonnés autour du monde, une invitation à l’émancipation spirituelle ». Tout ça en russe dans le texte.

Philipp Gorbachev en live pour Boiler Room à partir de 2h07 :

 

Philipp Gorbachev est signé sur Comeme, le label du chilien Matias Aguayo. Chez Comeme, leur devise ça pourrait être « plus c’est con, plus c’est bon ! ».

Ce qui nous fait danser sur la piste, c’est le pouvoir de la boucle, c’est ce petit son bizarre que vous aimez bien qui revient toutes les 16 mesures, c’est cette ligne de basse entêtante. Chez Comeme, ils saupoudrent tout ça d’influences latino-américaines. Beaucoup de percussions, très en avant dans le mix, ce qui donne un petit côté carnaval à leur techno déjantée.

Matias Aguayo, c’est le plus fou de la bande. En live c’est Rémy Bricka : il n’a pas peur de jouer de la flûte de pan et de chanter en espagnol dans les clubs de techno les plus mythiques de la planète. Il y a tout juste un an il sortait son 2ème album, The Visitor, avec ce morceau joyeux et barré : Rrrrr.

http://soundcloud.com/comeme/01-rrrrr-matias-aguayo

 

Impossible de terminer cette saison de chroniques sans rendre hommage à Miami Sound Machine, le groupe d'Emilio Estefan, le mari de Gloria Estefan, et à leur tube : Dr Beat !

 

A bientôt !


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