Soyez sympas, rembobinez pas

le Reportage de la Rédaction Lundi 30 septembre 2013

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Soyez sympas, rembobinez
Vous vous rappelez du film de Michel Gondry, "Be Kind Rewind", qui racontait la survie d'un magasin de location de VHS ? Mais aujourd'hui même les vidéoclubs qui proposent des DVD sont en crise. Leur clientèle devient rare et très pointue.

 

Judith Chetrit, de la rédac' du Mouv', a réalisé un reportage parfait. Alors promis, on ne réenregistrera pas dessus. Cliquez ci-dessus pour en profiter.

Bande de petits voleurs ! Vous croyez que je ne vous ai pas vus ? Tous autant que vous êtes ! Ce matin, avant de partir au boulot, vous avez lancé le téléchargement du dernier épisode de Breaking Bad. Même pas foutus d'attendre la sortie des DVD. C'est à cause de vous que nos bons vieux vidéoclubs agonisent.

 

Gaelle, gérante d'un magasin Vidéo Futur

 

Leur clientèle a été divisée par deux en cinq ans (d'après une étude du CNC).

 

La licence VidéoFutur, rachetée après un dépot de bilan en 2008, propose maintenant de la VOD sur internet.

"Il faut avancer avec son temps", reconnaît Gaelle Mongodin, gérante d'une enseigne de la marque.

 

 

Mais ça ne marche pas à tous les coups. Jean-Sébastien Règue, le patron du magasin Club Multimédia espérait compenser la chute des locations de films par une hausse des ventes de jeux. Ca n'est pas le cas. "On n'a pas réussi à augmenter notre chiffre d'affaires. Et on n'a pas réussi à se faire entendre pour obtenir des aides de l'Etat." A la différence des libraires ou des disquaires, par exemple.

 

Malgré les bacs de jeux vidéo, vous êtes bien chez un loueur de DVD, et il s'appelle Jean-Sébastien Règue

 

Stéphanie Heuze, patronne d'Hors-Circuit

 

L'autre solution, c'est d'occuper une niche : devenir l'antre indispensable des cinéphiles les plus pointus.

Evidemment, il n'y a pas de la place pour tout le monde, mais certains survivent ainsi. C'est le cas de Stéphanie Heuze et son magasin "Hors-Circuit".

Comme son nom l'indique, vous y dénicherez tous les films introuvables ailleurs. Et des magazines, des goodies.

 

 

Inutile de proposer des blockbusters alors que ce sont eux qui sont piratés en premier. Philippe, un collègue, confirme : "il n'y a qu'à voir les statistiques, on a loué six nouveautés pour 200 fonds de catalogue". Ces anciennes boutiques deviennent des lieux de rencontre. Un client régulier lâche au comptoir: "Certains vont discuter au bar, nous, nous venons ici."


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