Sous le signe de la lose

L'édito Jeudi 12 décembre 2013

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Sous le signe de la lose
Epic fail lors de l'hommage à Mandela: le traducteur en langue des signes faisait en réalité n'importe quoi avec ses mains.

 

C'est drôle, et en même temps ça ne l'est pas trop. Mardi, lors du grand hommage à la mémoire de Nelson Mandela, à Soweto, le traducteur en langue des signes, qu'on a pu voir, notamment, aux côtés de Barack Obama, faisait en réalité complètement n'importe quoi. Ca a eu le don d'enrager les associations de sourds-muets locales, et internationales, dont l'indignation est totalement compréhensible.

 

Ca ne serait, au final, que du LOL si ça ne posait pas tout un tas de problèmes. D'une, coller un glandu pareil sur une cérémonie officielle d'une telle ampleur, c'est violer avec vigueur la Convention pour les droits des personnes handicapées des Nations Unies, qu'a ratifié l'Afrique du Sud en 2007. Convention qui garantit, notamment, l'accès des handicapés à l'information. Pour le coup, c'est raté, et c'est diplomatiquement, pas cool.

"Je fais aussi très bien le triangle avec mes doigts".

 

De deux, notre ami traducteur, qui s'appelle dans la vraie vie Thamsanqa Jantjie, s'est exprimé à la radio, disant être schizophrène, et avoir entendu des voix dans sa tête durant les discours, d'où son trouble et ses gestes foireux. Les services de sécurité de Barack Obama apprécieront l'idée que, pendant quelques minutes, leur président était à portée de main d'un monsieur mentalement instable. Ca fait zizir.

A moins que ce ne soit un gros mensonge. Un de plus, vous me direz, puisque l'ANC a juré ses grands dieux ne pas connaître le traducteur en question, ce qui s'avère complètement faux, puisque les assos l'avaient déjà épinglé l'an dernier pour le glorieux fait d'armes visible ci-dessous. Mention spéciale au "je fais la mitraillette avec les doigts".

 

Thomas Rozec

 



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