Son Lux, un classique nouveau étonnant

Les trouvailles de Pascal Bertin Mercredi 21 mai 2014

Réécoute
Son Lux, un classique nouveau étonnant
Au bout de trois albums, le mystère reste entier : Pop du troisième type ? Hip-hop mental ? Symphonies de l'au-delà ? Avant-garde pour tous ? Son Lux, c'est un peu tout ça à la fois. Un artiste unique porté sur la recherche et l'image autant que sur la perfection du son.

Il s'appelle Ryan Lott et il est né voilà 35 ans le Colorado. Dès l'âge de six ans, il apprend le piano classique, puis se met à la guitare et à la batterie, avant de s'attaquer au piano jazz et pop. Avant même de s'appeller Son Lux, il s'est constitué une panoplie complète de musicien qui lui donne toutes les armes pour devenir un super compositeur. Lorsqu'il s'installe à New York en 2007, il réalise des musiques de publicité jusqu'en 2012, ce qui l'aide grandement à payer son loyer. Il réalise aussi des musiques pour un ballet féminin de danse contemporaine, la Gibney Dance Company.

 

 

Mais en parallèle, Son Lux est né. C'est un musicien accompli qui s'est extirpé de son hip-hop originel pour peu à peu investir une pop de chambre marquée par son passé dans le classique autant que par sa maîtrise du laptop. Sa carrière démarre par deux albums sur le label underground californien Anticon (Sole, Doseone, Why?, Odd Nosdam, Themselves...) spécialisé sur le hip-hop expérimental et sans concessions. Il donne dans le remix et retravaille des titres pour,entre autres, Beirut, Jamie Lidell, My Brightest Diamond...  et un petit groupe d'Oxford mené par un certain Thom Yorke, c'était en 2008.

 

 

C'est en 2013 qu'il il obtient une vraie reconnaissance critique associée à de jolies ventes pour un artiste indépendant, avec son troisième album, "Lanterns", son disque à la fois le plus accessible et le plus parfaitement écrit. Tout le monde l'adore, y compris la jeune chanteuse néo-zélandaise Lorde qui fait une nouvelle fois preuve de bon goût en s'incrustant dans une nouvelle version de son titre "Easy".

 

 

Vu que Son Lux pense projet global et qu'il vit avec son temps, il utilise les inventions d'un ami devenu son fidèle collaborateur, qui a développé un logiciel qui lui permet de contrôler le jeu de lumière, d'improviser des lignes lumineuses, de les manipuler et de les projeter sur des écrans pendant qu'il se produit sur scène. Appelé superDraw, ce logiciel répond aussi à certains sons et permet de réaliser de belles performances pour une musique pourtant calme et statique. Le site de l'application permet à chacun de faire joujou, ça se passe sur : superDraw.

 

La surprise, ce sera de voir s'il emmène toujours cet attirail avec lui sur scène. Et ça tombe bien car il tourne actuellement en France pour accompagner la sortie de son nouveau maxi "Alternate Worlds" à paraître le 26 mai, où il livre des versions retravaillées de quatre de ses propres titres, dont le "Easy" avec Lorde.

Son Lux est en concert le 22 mai à Lorient au Manège, le 23 à Laval au Festival Les 3 Eléphants, le 26 à Paris au Café de la Danse (complet), le 27 à Strasbourg à La Laiterie et le 28 à Metz aux Trinitaires. Et sinon pourquoi s'appelle-t-il Son Lux ? Aucune idée.

 

Son Lux - Album "Lanterns" et EP "Alternate Worlds" (Joyful Noise / Differ-Ant)

 

> Suivez Pascal Bertin sur Twitter

Toutes les chroniques Les Trouvailles de Pascal Bertin

Abonnez vous aux podcasts : RSS et iTunes

 


Commentaires