Sisyphus, union sacrée du hip-hop

Les trouvailles de Pascal Bertin Mercredi 26 mars 2014

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Sisyphus, union sacrée du hip-hop
Ils sont trois artistes américains issus de la scène indépendante à la base du projet Sisyphus pour un premier album qui réunit tous leurs talents.

 

On se souvient encore des super groupes des années 70, réunion horrible de musiciens connus, comme Asia dans le rock progressif. Sisyphus, c'est la réunion de trois artistes américains issus de genres plutôt différents même si tous dans des sphères indépendantes: Sufjan Stevens qui excelle depuis une bonne quinzaine d'années dans la pop orchestrée, Son Lux qui donne dans l'électro post rock et Serengeti, un rappeur originaire de Chicago. A eux trois, ça donne Sisyphus qui vient de sortir un album tout bêtement intitulé "Sisyphus" sur le label Asthmatic Kitty de Stevens.

 

Son Lux s'est fait remarquer par trois albums magnifiques, dont le derniersorti l'an dernier, "Lanterns", frappe par la beauté de son électronique abstraite sur laquelle il pose sa voix un peu soul. Il vient tout juste d'en extraire le morceau "Easy" dont la nouvelle version convie la jeune chanteuse néo-zélandaise Lorde.


 

Après des débuts en 2012 sous le nom de S / S / S et un premier maxi 4 titres intitulé "Beak & Claw", le trio s'est inspiré du nom de Sisyphe, fils d'Eole le maître des vents, qui, selon la mythologie grecque, avait été condamné par Zeus à un châtiment éternel : pousser un rocher en haut d'une montagne d'où il retombera systématiquement.

Le premier album du trio album s'inscrit dans la réponse à la commande du Walker Art Center, centre d'art contemporain de Minneapolis, et du Saint Paul Chamber's Orchestra de la ville de St Paul en vue de réaliser la musique de l'exposition de l'artiste Jim Hodges, une rétrospective à voir jusqu'au 11 mai si jamais vous passez par Minneapolis.

 

 


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