Simple et junkie

L'édito Mercredi 16 octobre 2013

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Simple et junkie
On parlait du rapport musique / image aujourd'hui dans la Matinale, à l'occasion de l'ouverture du MaMa. Et, d'emblée, une déception: aucune table-ronde n'est prévue, dans l'événement, sur les liens entre drogue et musique. Il y aurait tant à dire, pourtant...

 

Le MaMa s'ouvre aujourd'hui. Depuis quatre ans, c'est THE rendez-vous des professionnels des musiques actuelles, l'occasion, entre deux concerts, de discuter au cours de tables rondes traitant de thèmes variés, comme le rapport entre musique et image, sujet qui était justement au coeur de notre Matinale du jour. Cela dit, c'est bien dommage qu'aucun débat n'ait été prévu sur les relations drogue / musique. Une thématique pourtant riche en anecdotes et tout à fait d'actualité.

Rien que le rock progressif, déjà, ça vous fait tout un sujet d'étude...

 

En effet, ça discutaille sec, sur les sites spécialisés du petit monde de l'électro, au sujet des drogues. Au coeur des réflexions, ce projet de légalisation qui s'inviterait dans la tête des dirigeants britanniques. Le nouveau ministre de l'Intérieur, Norman Baker, reprend le chantier entamé par son prédecesseur, parti à la rencontre des pays où l'on est un poil plus détendu qu'ailleurs sur le sujet. Ce périple l'a notamment emmené en Nouvelle-Zélande. Là-bas, on s'est essayé à un encadrement partiel des "club drugs", ces petites pilules de synthèse qui se refilaient et se gobaient jusque là sous le manteau et/ou dans les toilettes de certains établissements dansants.

Une ressource aussi variée que colorée.

 

Les fabricants desdites drogues se sont vus proposer des licences officielles pour vendre leurs produits, à la condition que c'est dernier soit de manière certaine innofensif pour la santé des consommateurs. Une initiative qui intéresserait fortement le gouvernement anglais, ce qui excite beaucoup l'électro-sphère, pas dupe pour autant du ramdam qui ne manquerait pas d'agiter le Parlement si d'aventure les ministres posaient sur la table un projet de loi allant dans ce sens. Une chose est sûre, cela dit: légalisation ou pas, on n'est pas près d'autoriser le Crocodile.

Mettons plutôt cette photo, les vraies images du truc sont à gerber.

 

Cette immondice venue des pays de l'Est, mélange hasardeux et fait-maison de médicaments opiacés, de gasoil et d'autres produits toxiques, qu'on s'injecte et dont on meurt avec une remarquable rapidité au prix d'un pourissement net et précis, commencerait à débarquer dans les clubs américains. Certains témoignages venus de NYC rapportent que des clubbers de la Grosse Pomme en auraient vu passer dans des endroits huppés. Ca promet de belles Zombie Walks sans maquillage, tout ça...

Thomas Rozec

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