RONE

Pop-Corn sur Le Mouv' Jeudi 11 juillet 2013

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RONE
Rone a déjà accompli un joli bout de chemin et compte aujourd'hui parmi les jeunes musiciens français les plus en vue au sein de la sphère électronique, aujourd'hui en Mouv'Session pour nous avec son dernier album: "Tohu Bonus"

 

RONE

Après le bac, ne sachant trop quelle direction prendre, Erwan s'est inscrit en fac de cinéma – il garde de cette époque très formatrice un excellent souvenir – mais, en dehors des cours, il cultive avec assiduité sa passion première: la musique. Une fois sa maîtrise en poche, il commence à travailler sur des tournages, à différents postes (assistant réalisateur, régisseur, décorateur…), tout en continuant à faire de la musique en parallèle.

Puis, un beau jour, InFiné, le repère sur internet, s'enthousiasment pour ses morceaux (en particulier Bora) et prennent contact avec lui. Dès lors, tout s'enchaîne très rapidement : premier maxi (2008), premier live au Rex Club et premier album, « Spanish Breakfast », sorti en 2009.

Avec la sortie de « Tohu Bohu » à l'automne 2012, les choses prennent une toute autre ampleur. Désormais installé à Berlin, l‟artiste semble avoir débridé son inspiration. Son “chaos organisé” comme il aime si bien le décrire, séduit par sa simplicité mélodique autant que par la puissance, aujourd‟hui maîtrisée, des univers sonores analogiques. Erwan devient prophète en son pays, les couvertures de magazines en France s‟enchaînent et il se voit récompensé par trois fois dans le magazine Trax en 2012 (meilleur artiste et album français, meilleur clip). Ses vidéos de “Parade” et “Bye Bye Macadam” font le tour de la terre et les louanges sur son album fleurissent dans la presse spécialisée internationale. S‟en suivent une série de dates en live, associée au développement d‟un vrai spectacle grand-écran intitulé “Module”, synergie des différents acteurs vidéastes (Studio Fünf, Dimitri Stankowicz, Valdimir Mavounia-Kouka, ...) et techniciens de scène qui ont participé à l‟élaboration de l‟identité visuelle de Rone.

“Tohu Bohu” laissait également entrevoir une ouverture vers de nouvelles expérimentations, vocale et hip-hop avec de High Priest (d`Antipop Consortium) sur “Let`s Go”, instrumentale et organique sur “Icare” en compagnie de son ami, le violoncelliste Gapard Claus. Un choc de sphères musicales qui suscite de nouvelles envies. En France, Jean Michel Jarre qui vient sortir une compilation pour le label InFiné ne tarit pas d‟éloges à son sujet : « Rone a son propre univers sonore. C’est assez rare de nos jours. » JEAN-MICHEL JARRE pour Resident Advisor

 

De passage à Berlin, Bryce Dessner demande au jeune artiste d‟insuffler un zest d‟électronique sur le nouvel album de The National. « Nous avons eu envie de faire appel à Erwan car nous avions envie de nouvelles textures. Nous plaît en particulier la manière dont il utilise les sons des boîtes à rythmes. Le travail de Rone apporte un vrai rafraîchissement à notre son. » déclarent The National dans Les Inrockuptibles. Rone sera crédité pour la programmation électronique de l‟album sorti fin mai 2013, juste à côté de Sufjan Stevens, St Vincent, Richard Parry (Arcade Fire) et Mona Marie Invie (Dark Dark Dark). Un beau programme.

Rone

« Tohu Bonus » dont la sortie est prévue pour juillet 2013, réunit 6 titres: deux versions alternatives, trois inédits et un interlude. C‟est à la fois un complément indispensable à l‟album original et une véritable étape dans le parcours discographique de son auteur. “A chaque fois que je sors un nouveau disque, j’ai l’impression d’avancer vers l’équilibre que je recherche entre spontanéité et technicité.” confesse Rone.

Plus brut, plus original, moins sujet aux détournements par les artifices de production, « Tag » matérialise à lui tout seul cette nouvelle harmonie dans la composition. “Je suis très fier de ce morceau. Je l’ai fait en 2h et je le trouve parfait comme il est.” . Pas si surprenant, non plus si le garçon se passionne pour les interludes lumineux. “J’aimerais pouvoir ne produire un album que de ça. Elles sont libérées des contraintes de structure et elles gardent toute leur fraîcheur.” Sous leurs formes originelles, ces interludes peuvent constituer un parfait morceau de clôture (« Shadows »). Prolongées de quelques minutes, elles deviennent de superbe introduction d‟ambient (« Room 16 - 18»). Parfois, c‟est une simple boucle, courte et entêtante qui, parvenue à l‟oreille de John Stanier (batteur emblématique et touche-à-tout de Battles, Tomahawk et d‟Helmet), suscitera une journée complète d‟enregistrement en studio et un travail d‟editing de longue haleine. Plus contraignant dans sa réalisation « Pool » n‟en demeure pas moins le morceau phare de « Tohu Bonus ».

Côté nouvelle version, l‟artiste nous confie “je fais mûrir mes morceaux en live, je les triture un peu, ça leur donne une nouvelle vie.” Plus monstrueux sur « Beast (part 2) » où Rone fait rugir une bête blessée digne des meilleurs films de science-fiction. Tout simplement plus dévastateur sur « Let‟s Go », avec un wild edit qui devrait enflammer les dancefloors cet été. Six nouvelles raisons de rejoindre Rone cet été sur la route des festivals.

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RONE - Let's Go (Wild Edit) (Official Video)

 

 

Chronique d'Emilie Chaudet

 

 

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