Retour vers le no futur

L'actualité numérique Mercredi 08 janvier 2014

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Retour vers le no futur
Deux physiciens américains ont entrepris une démarche assez folle : passer l'Internet au peigne fin pour trouver des traces de visiteurs venus du futur.

 

Dans l’absolu, tout le monde rêverait de voyager dans le temps. Rattraper un truc que l’on a sérieusement foiré, parler une dernière fois à un défunt ou se ramener la combinaison gagnante du loto sur un bout de papier froissé, les raisons ne manquent pas.

Voyager dans le temps a d'ailleurs été le fond de commerce de types aussi respectables que H.G. Wells, Isaac Asimov, René Barjavel, Jacquouille la Fripouille ou encore de la marque DeLorean Motor Company.

Si les rabat-joies seraient tenter de dire que tout cela n’est que du ressort de la science fiction, voilà qui n’a pas empêché Teresa Wilson et Robert Nemiroff, deux physiciens de l'Université technologique du Michigan aux Etats-Unis, de tenter de prouver le contraire.

Manipulation du continuum espace-temps

Ces deux physiciens ont donc cherché à savoir si l'on pouvait réaliser ce vieux fantasme qu'est la manipulation du continuum espace-temps. Et après réflexion, ils en sont arrivés à la conclusion que le meilleur moyen consistait à fouiller l'Internet, tout en poursuivant une intuition simple : si des gens du futur sont parmi nous ou nous ont visité à moment donné, il est dès lors pas improbable qu'ils aient laissé des traces écrites quelque part sur l'Internet.

Afin d'en avoir le cœur net, Teresa et Robert ont donc décidé de passer en revue les réseaux sociaux d'aujourd'hui à la recherche des visiteurs de demain, en s’appuyant sur deux événements historiques qui étaient hautement improbables avant de se produire : la découverte de la comète Ison en septembre 2012 et l'élection du pape François en mars 2013.

Ceci fait, ils ont décidé de passer en revue les trois plus gros réseaux sociaux, à savoir Google +, Facebook et Twitter, à la recherche d'occurrences susceptibles de contenir des éléments prescients, c'est à dire des éléments que des internautes auraient évoqué avant qu’ils ne se produisent réellement.

Cassage de dents

Mais nos deux comparses se sont un peu cassés les dents d’entrée de jeu. D'abord, ils ont dû abandonner Google +, la faute à une fonction de recherche un peu naze. Même histoire ensuite avec Facebook. C’est qu’il est possible depuis quelque temps déjà d'antidater des événements a posteriori sur le site de Zuckerberg. Une logique qui foutait dès lors en l’air tout l’objet d’étude Restait donc plus que Twitter, qui heureusement, dispose d'outils de recherche très aiguisés pour le coup.

Mais malheureusement pour eux, là encore, nos physiciens ont mangé des petits cailloux et n'ont trouvé aucun tweet prescient annonçant ni la comète Ison, ni l'élection du pape françois avant les dates où ils se sont véritablement produits.

Bon, dans le cas du pape, ils ont bien eu un doute sur un tweet qui renvoyait vers un post de blog mais pas de bol, c'était là juste un type qui spéculait. Rien à voir avec une de ces fameuses annonces prescientes dont ils fantasmaient secrètement.

Pas les premiers

Résultat des courses, on n'a toujours pas de preuve de voyage dans le futur, et d'ailleurs, ils ne sont pas les premiers à se foirer. Stephen Hawking, le plus célèbre des physiciens avait organisé une fête pour les voyageurs du futur dès juillet 2012, en s'évertuant à envoyer les invitations après la date de la fête évidemment.

Et malheureusement, pour Stephen, personne n'était venu et il avait dû faire la teuf tout seul. Les mecs du futur n’ont vraiment plus aucun respect pour les anciens.


Loïc H. Rechi

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