Qui se cache derrière la Syrian Electronic Army ?

L'actualité numérique Vendredi 30 août 2013

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Qui se cache derrière la Syrian Electronic Army ?
Alors que chaque jour nous rapproche un peu plus d'une intervention militaire en Syrie, le conflit a déjà bien commencé en ligne.

 

Mercredi, les médias ont répété son nom en boucle : la Syrian Electronic Army a encore fait parler d'elle en piratant Twitter et le site du New York Times (ou plutôt, en bidouillant leurs DNS). Mais qui se cache derrière ce mystérieux bataillon informatique, qui se présente comme un rassemblement de hackers favorables au régime de Bachar el-Assad ?

Actifs depuis 2011, les pirates de la Syrian Electronic Army, spécialistes du phishing (hameçonnage, ndlr) ont pour habitude de cibler les médias : ces derniers mois, ils ont déjà infiltré les comptes Twitter de France 24, de la BBC ou d'Associated Press pour y diffuser de fausses informations.

Le "palmarès" de la Syrian Electronic Army, montage par BFM TV

Mais n'allez surtout pas imaginer qu'il s'agit d'un bataillon professionnel qui prend directement ses ordres auprès de l'état-major syrien. Selon les experts qui la suivent depuis son apparition, cette mini-armée ne serait composée que d'une demi-douzaine de (très) jeunes Syriens, dont certains sont issus de la diaspora. Et d'après Vice, elle serait dirigée par un adolescent de 19 ans, qui se fait appeler "The Pro", ou "The Shadow".

Par sa démographie et son mode de fonctionnement, la Syrian Electronic Army serait à rapprocher des Anonymous. Comme l'écrit Slate.fr, eux aussi pratiquent "la stratégie du coup d'éclat". D'ailleurs, par le passé, la SEA a déjà eu maille à partir avec les Anon, n'hésitant pas à se moquer ouvertement de leurs actions :


En attendant, la riposte est peut-être déjà là : les Anonymous viennent de relancer leur #OpSyria...

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