Quand la bidouille devient un business

Pendant ce temps, à Vera Cruz Lundi 07 octobre 2013

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Quand la bidouille devient un business
Les robots ont envahi Rome. La première "Maker faire" européenne se tenait la semaine dernière à Rome. L'occasion d'admirer la créativité des inventeurs d'aujourd'hui mais aussi de préparer le business de demain.

 

Amaëlle Guiton est elle aussi adepte du do-it-yourself. La preuve : elle a réalisé elle-même un reportage sur la Maker-faire. On n'arrête pas le progrès. Cliquez ci-dessus pour l'écouter.

 

Les bidouilleurs de toute l'Europe s'étaient donné rendez-vous à Rome ce week-end. Pour la première fois, la Maker-faire était organisée sur le vieux continent. Pas si vieux que ça, semble-t-il, vu le nombre d'inventions futuristes qu'on pouvait croiser au Palazzo dei congressi. Trois étages d'imprimantes 3D, de vêtements connectés, d'androïdes et de robots en tous genres présentés par leurs créateurs.

 

Une imprimante au Nutella et une algue lumineuse © Amaëlle Guiton, 2013

 

Nées en 2006 aux Etats-Unis, les Maker-faire sont les vitrines mondiales du do-it-yourself. Ingénieurs, bricoleurs et scientifiques s'y retrouvent pour présenter leurs dernières innovations. L'ironie, c'est que ce mouvement, pensé comme une alternative à la consommation de masse, intéresse maintenant les grosses multinationales. Ainsi Intel, qui vient de signer un partenariat avec Arduino, une start-up turinoise proposant des circuits électroniques programmables en open-source.

Un robot-bassiste © Amaëlle Guiton

 

"Les idées les plus créatives ne viennent plus des grandes entreprises", estime Sherry Huss, la vice-présidente du magazine américain Make. "Alors c'est une bonne chose qu'elle se rapproche de la philosophie open-source, valeur essentielle de notre communauté."

 

 

L'économie mondiale a besoin des makers. En pleine crise, leur manière de réinventer les modes de consommation doit inspirer les industriels. Massimo Banzi, le patron d'Arduino, reconnaît que les crises peuvent être parfois des opportunités : "ensemble, on va réfléchir pour s'en sortir. On va mettre en place des modèles économiques de proximité et des systèmes de réutilisation des ressources. Tout ça correspond très bien au mouvement maker."

 

Araignée italienne et main humaine robotisées © Amaëlle Guiton, 2013

 

30.000 visiteurs, 200 objets exposés, y compris du made-in-France, comme ce robot InMoov (ci-dessous) qui réagit à votre voix. Amaëlle Guiton a rencontre son papa, Gaël Langevin. Cliquez sur le player :

 

Le robot InMoov de Gaël Langevin © Amaëlle Guiton, 2013

 

Et si vous n'étiez pas à Rome, on vous propose de remplacer le Colisée par les remparts de Saint-Malo : une mini-maker faire est organisée ce week-end dans la cité corsaire. Rendez-vous vendredi et samedi dans les locaux de l'IUT.

 

Retrouvez ici la précédente virée geek d'Amaëlle Guiton, à l'OHM2013, le rassemblement mondial des hackers.

Et parce qu'il y a toujours un Vera Cruz à l'autre bout du monde, retrouvez l'ensemble de nos reportages en cliquant par ici.

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