Pourquoi c'est sale les armes chimiques ?

Façon de penser Lundi 02 septembre 2013

Réécoute
Pourquoi c'est sale une arme chimique ?
Entre un peloton d’exécution et du gaz sarin, on a comme l'impression que l'un est plus "sale" que l'autre... Pourquoi et surtout d'où nous vient ce sentiment ?

 

J'y vais, j'y vais pas... Depuis plusieurs jours c'est la valse-hésitation concernant une future, prochaine, probable, possible intervention en Syrie.

Après deux ans de massacre et plus de 100 000 morts, pourquoi intervenir maintenant ? Parce que le régime syrien aurait utilisé des armes chimiques contre la population civile.

Et ça, Barack Obama l'avait bien dit, c'est la ligne rouge.

 

Mais pourquoi les armes chimiques constituent-elles la "ligne rouge" ? Existe-t-il des armes "propres" et des armes "sales" ?

Dès le 18e siècle, Vattel les mentionne dans un traité datant de 1758. Juriste allemand, Vattel, dont on a un peu oublié le nom, signe en effet Le Droit des Gens, qui est à l’origine du droit international. Tout de même ...

En résumé, Vattel élabore une théorie selon laquelle dans une guerre, il n'y a ni méchant ni gentil. La règle consisite donc surtout à mettre des règles sur "ce qu’on a le droit de faire" ou non.

Pour être plus clair, il faut que votre ennemi puisse entendre votre attaque, que cette dernière ne soit pas fourbe pour que vous puissiez vous y préparer et y répondre.

C’est une question d’éthique, finalement : si on fait la guerre à quelqu’un, la moindre des choses, c’est que l’autre le sache. Et en l'occurrence, les armes chimiques contreviennent à ce principe.

Suivez Gilles Vervisch sur twitter : @GVervisch

Toutes les chroniques "Façon de penser"

> Abonnez-vous au podcast : RSS & ITunes

Commentaires