Pour se détendre un peu au sujet de Conchita Wurst

Rien à voir Vendredi 16 mai 2014

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Pour se détendre un peu au sujet de Conchita Wurst
Pour ceux qui auraient échappé à cette nouvelle capitale, Conchita Wurst, c'est le nom de la gagnante du concours 2014 de l'Eurovision. La réaction normale à ce stade, c'est : what ? Depuis quand l'Eurovision est un sujet qui survit plus d'une semaine dans les conversations ?

La dernière fois qu'on s'était renseigné, l'Eurovision, c'était une grande messe ultra kitch qui provoquait soit l'indifférence, soit la moquerie. C'était une sorte de spectacle géant de Chantal Goya où la France avait l'habitude de s'illustrer par un classement humiliant.

Oui mais ça, c'était avant. Il a suffi qu'une drag queen barbue passe par là, Conchita Wurst donc, et hop, l'Eurovision a gagné ses galons de sujet sérieux, politique, militant. Au point de faire la une du journal Le Monde. Le triomphe de la différence, titrait le journal. Carrément. Et au contraire, pour d'autres, l'Eurovision, c'est devenu le symbole d'une Europe malade. Une offense au peuple. Christine Boutin a failli nous en (re)faire une syncope.

On reprend depuis le début. Quand Conchita n'est pas sur scène, elle s'appelle Thomas Neuwirth. C'est un garçon très simple, c'est lui même qui le dit, homosexuel revendiqué, certes, mais ce n'est pas ça qui aurait pu agiter les foules.

Qu'a fait Thomas ? Rien d'autre que se construire un personnage de scène ! Comme Marianne James, comme Lady Gaga, comme Madonna, comme David Bowie. Notons qu'à l'Eurovision, TOUS les candidats sont travestis. Ils sont tous dans l'outrance, dans des mises en scène rocambolesques : l'Ukrainienne elle a chanté devant un type qui courait dans une roue de hamster. Les Russes, c'était des jumelles qui étaient attachées l'une à l'autre par les cheveux ! Conchita Wurst a juste été meilleure que les autres à ce jeu-là. Pas de quoi déclencher une 3ème guerre mondiale.

 


 

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