Portugal. The Man

Rodéo sur Le Mouv' Mardi 07 mai 2013

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Portugal. The Man
Portugal. The Man dans Rodéo pour présenter son 7ème album, produit par personne d'autre que Danger Mouse, s'il vous plait et c'est à revoir en vidéos !


C’est le printemps 2012. John Gourley, leader de Portugal. The Man, est sur le point de sonner à la porte de l’appartement de Danger Mouse à New York, loin de Portland, où il vit, et plus loin encore de l’Alaska, son véritable État d’origine. Six albums en six ans, constamment en tournée, une brève collaboration avec The Black Keys et quelques passages par les festivals de Coachella, Bonnaroo et Lollapalooza… jusqu’à présent, Portugal. The Man a su incarner toutes les facettes du rock DIY.

La preuve en live avec leur Mouv'Session !

Portugal. The Man > Evil Friends

 

Portugal. The Man > Fly Like An Eagle (reprise de The Steve Miller Band)

 


Portugal. The Man


Lorsqu’il a fallu démarrer le septième album, Gourley a pris le temps de réfléchir sérieusement à la direction qu’il voulait prendre pour finalement toujours revenir à ce même adage : le travail le plus satisfaisant, c’est le travail en collaboration. Il a donc fait ce pas audacieux compte tenu de l’incertitude du son qu’il allait produire, ce pas vers l’appartement d’un éventuel collaborateur… Danger Mouse.

« Je suis arrivé chez lui », se souvient Gourley aujourd’hui. « Et c’était mal parti. Il m’a dit : "Tu sais, mec, pour ta gouverne, j’ai pas vraiment envie d’enregistrer un groupe de rock". À vrai dire, ça m’a un peu soulagé. Nous avions déjà enregistré seuls et nous savions que nous étions capables de recommencer. »

Mais ils sont ensuite passés à la phase d’écoute et ont discuté du véritable engouement de Danger Mouse pour In the Mountain in the Cloud, album de Portugal. The Man sorti en 2011, après le succès de The Satanic Satanist. « Dès cette toute première rencontre, confie Danger Mouse, nous avons été très ambitieux sur ce que nous pouvions faire… sinon, ça ne valait pas le coup. Nous avons donc décidé de tenter quelque chose de vraiment original ».

C’est ainsi que Danger Mouse (alias Brian Burton, producteur d’artistes tels que Gnarls Barkley, Beck, The Black Keys et aujourd’hui U2 et lauréat de cinq Grammy awards) et le groupe se sont mis d’accord pour relever ce défi et démarrer la production de ce qui allait devenir Evil Friends.

Autant leurs imaginations respectives ont su fusionner dans cette collaboration, autant l’écriture de morceaux à la hauteur de cette démarche ambitieuse allait prendre un peu de temps. Après tout, le groupe avait connu plusieurs évolutions dans sa composition et devait à présent composer de nouvelles chansons avec un nouveau producteur pour tenter d’obtenir quelque chose qu’aucun d’entre eux n’avait fait auparavant.

Ils se sont rendus ensemble à Los Angeles pour plusieurs sessions en studio. Le groupe n’avait jamais passé autant de mois à travailler sur un même projet. Ils ont fini par arrêter de chercher pour prendre enfin conscience : « Ce qui a véritablement permis la composition de ce disque, c’est de dépasser cette phase de recherche permanente pour comprendre comment faire quelque chose de vraiment nouveau, de vraiment complexe et de vraiment satisfaisant », évoque Gourley.

Les titres d’Evil Friends sont tous aussi différents les uns des autres que l’étaient ceux des précédents opus de Portugal. The Man. Et pourtant, Evil Friends tourbillonne depuis ce moment où le groupe a décidé de faire quelque chose d’original jusqu’au moment où il y est parvenu. Il leur aura fallu un an.

Portugal. The Man, ce groupe qui, pendant sept ans, a assuré la production d’un disque chaque année, enchaînant tournée après tournée, conduisant ses fans au bout de la nuit, a su prendre le temps et transformer cet enregistrement aux côtés de Danger Mouse en adrénaline pure, en paroles à la fois sombres et lumineuses.

« Au début, j’ai demandé à Brian ce qui l’avait amené à envisager l’enregistrement d’un disque », se souvient Gourley. « Et il nous a dit à quel point il avait été surpris de nous découvrir en live : "Je n’aurais jamais imaginé que vous puissiez avoir ce son". Il avait su percevoir que nous étions différents, ce que j’ai remarqué dans les festivals, partout, que nous étions quelque chose que nous n’étions pas ailleurs. Mais ensuite nous nous sommes réunis dans une pièce avec Danger Mouse, dans ce lieu où nous pouvions nous débarrasser de tout ça, nous réveiller et dire : C’est nous. Ce groupe, c’est nous ! Alors allons-y, ensemble. »

Source : EastWest

Le site de Portugal. The Man

 

 

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