Pharrell Williams et son "Dear girl Tour" enflamment le Zénith de Paris

La Pop au carré Mardi 14 octobre 2014

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Pharrell Williams et son "Dear girl Tour" enflamment le Zénith de Paris
Pharrell Williams a donné lundi soir le premier de ses quatre concerts parisiens. Quatre dates pour clore sa tournée européenne, le "Dear Girl Tour", après deux autres shows en France, à Nantes et à Toulouse. Et pour une première, elle a été plutôt réussie : le public du Zénith debout a repris les hits du chanteur-producteur, de "Get Lucky" à "Drop it like it's hot".

Un show millimétré, le hasard et l'improvisation n'ont pas vraiment leur place sur la scène du Zénith de Paris. Pharrell Williams apparaît, veste de jogging blanche, jeans, boots rouges et évidemment, chapeau à bords larges. Et il se lance dans un set visiblement bien rôdé.

Un show très féminin aussi. Elles sont sept aux côtés de Pharrell : deux choristes et cinq danseuses, ses "Baes", qu'il n'hésite pas à laisser seules sur scène le temps de quelques titres produits par ses soins, Hollaback girl ou Slave for you (respectivement interprétés par Gwen Stefani et Britney Spears, à l'origine NDLR), avec au menu, battles de twerk et booty shake.

 

Le public, lui aussi, est plutôt féminin. Pas mal de fans de la première heure, qui le suivent depuis l'époque N.E.R.D et The Neptunes. Elles attendaient les titres de l'époque, elles n'ont pas été déçues. Pharrell a troqué son chapeau pour un bandana, en mode retour vers le début des années 2000, pour interpréter "Lapdance", un medley où on retrouve "Hot in here" et puis le fameux duo avec Snoop Dog, "Drop it like it's hot".

Pharrell charmeur

On dit de Pharrell Williams qu'il n'est pas très charismatique sur scène. Reste que dès le deuxième titre du concert, tout le Zénith est debout et le restera jusqu'aux dernières mesures de Happy, qui a clôturé le show. Oui, le chanteur-producteur est un peu sur la réserve, emprunté quand il descent devant la foule, mais pour ce "Dear Girl Tour", il se veut aussi charmeur : main sur le coeur, regards appuyés vers les femmes du premier rang et messages d'amour aux femmes de France "qui savent bouger"... en intro de She wants to move, forcément !

 

Un Pharrell Williams pris à son propre jeu, lorsque les femmes qu'il a fait monter sur scène lui réclament une tournée de bisous et de câlins dont il a un peu de mal à se sortir !

Nouveau bond dans le temps, le show s'achève sur un triptyque attendu : les hits de 2013, Get Lucky, Blurred Lines et l'inévitable Happy.

"C'était un peu court" regrettent certains, mais pour la plupart, les spectateurs sont charmés par ce show efficace et assez emballant.

 


 

Reportage et photo de couverture : Marie Rouarch

Photo de home : Cc FlickR Lisa EK

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