Pharrell, le King of pop

Les trouvailles de Pascal Bertin Mardi 04 mars 2014

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Pharrell, le King of pop
Le producteur des Neptunes et chanteur de luxe publie son deuxième album solo en une vingtaine d'années de carrière. Avec "G I R L", il s'est fabriqué un album de pop blockbuster taillé pour le succès : réussi à défaut d'être surprenant ou novateur.

 

 

G I R L, c'est un peu comme si Pharrell Williams avait capitalisé sur ses récents succès, que ce soit ses tubes funky avec Daft Punk ou son duo avec Robin Thicke. Son deuxième album navigue entre ces deux eaux, à la fois pop, soul, gentiment funky et à forte teneur en sexytude, comme si la musique collait à ces jolies créatures qui l'entourent sur la pochette d'un disque dédié à la "F E M M E".

La référence qui vient immédiatement à l'esprit, c'est Michael Jackson, dont il serait devenu une sorte d'héritier (avec quand même un peu moins de tubes), un modèle qui saute musicalement aux oreilles sur un titre où il s'offre un duo avec son pote Justin Timberlake.

Au risque de décevoir ses fans de la première heure qui s'étaient habitués à ce que le garçon innove dans la production hip-hop et soul depuis une quinzaine d'années au sein des Neptunes, à grand renfort d'électronique. Depuis le premier album de son groupe N*E*R*D, douze ans se sont écoulés. A l'image de ses potes des Daft Punk qui ont des velléités de domination mondiale, lui a su profiter de ses apparitions sur leurs tubes Get Lucky ou Lose Yourself to Dance pour orchestrer un retour gagnant dès l'été 2013 avec Happy, un morceau simple et efficace dans la veine de Gnarls Barkley ou OutKast.

 

 

Happy, un coup de génie surtout grâce à son fameux clip tourné sur 24 heures qui même quand on le ne voit qu'une heure, oblige à écouter la chanson une vingtaine de fois et là c'est fini : vous l'avez dans le crâne. Ce clip a donné envie à toutes les villes du monde de tourner leur propre clip et il est clair que cela a permis à la chanson - et par la même occasion, à Pharrell - d'entrer dans chaque foyer aux quatre coins de la planète.

Bilan de G I R L : un disque simple d'accès qui semble donner dans la facilité là où Pharrell est bien le seul à pouvoir faire du Pharrell, quitte à parfois se resservir dans sa bonne vieille marmite. Malin, il s'est contenté d'un album court, juste 46 minutes, moins bavard que son précédent, plus aventureux mais inégal.

Il peut donc se concentrer sur l'essentiel, quitte à faire hurler les esthètes musicologues qui feraient mieux de passer leur chemin tant il ne s'adresse pas à eux : voilà bien ce qu'on appelle un vrai album de pop grand public en 2014.

 


 

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