Pétition pour la promulgation d'une loi "Leelah Alcorn"

Les engagés (2015-2016) Mardi 10 février 2015

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Pétition pour la promulguation d'une loi "Leelah Alcorn"
Aux Etats-Unis, le suicide d'une adolescente suscite une vive émotion et révèle encore les discriminations subies par les transsexuels.

Leelah Alcorn, une adolescente de 17 ans originaire de Kings Mills, une banlieue résidentielle de Cincinnati (Ohio), s’est jetée sous les roues d’un camion fin décembre. Repoussée par ses parents parce que transgenre, la jeune fille, née Joshua, a raconté sa courte existence dans une lettre d’adieu, programmée pour être publiée après sa mort et largement médiatisée depuis.

Pour dire les choses très simplement, je me sens comme une fille enfermée dans un corps de garçon, et je me sens ainsi depuis que j’ai 4 ans. Quand j’ai eu 14 ans, j’ai appris ce que c’était être transgenre, et j’ai pleuré de joie. Après dix ans de confusion, j’ai enfin compris qui j’étais. J’en ai tout de suite parlé à ma maman, qui a réagi de façon très négative...


 

Pour la punir, ses parents lui coupent tout accès aux médias sociaux pendant plusieurs mois et lui font effectuer une «thérapie de conversion» qui a pour mission de remettre «dans le droit chemin» des homosexuels ou des personnes transgenres via des entretiens avec des «psychologues», le plus souvent chrétiens.

Les thérapies de conversion ont beau être jugées dangereuses par l’American Psychological Association, elles continuent d’être utilisées par des parents inconscients des dégâts qu’elles peuvent causer. Depuis la mort de Leelah, une pétition lancée sur le site change.org exige l'interdiction de ces thérapies et a d’ores et déjà été signée par près de 350 000 personnes.

En effet, depuis le suicide de Leelah, les réactions se sont multipliées, aux Etats-Unis comme en Europe. C’est un fait : les personnes transgenres sont régulièrement rejetées, discriminées, insultées ou brutalisées. En France, un rapport de la Haute Autorité de santé, en 2010, montrait le flou médical et juridique qui entoure le transsexualisme.

Alexandre Marcel est le président du Comité Idaho France qui lutte notamment contre la transphobie et l'homophobie.

Pour signer la pétition c'est par ici...

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