Pas touche aux lettres d'Hollywood

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Mardi 13 mai 2014

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Pas touche aux lettres d'Hollywood
Les grandes lettres blanches, symboles de la colline qui surplombe Los Angeles, sont désormais inaccessibles aux touristes. Ils étaient trop nombreux à venir se prendre en photo ici. Le voisinage ne pouvait plus les supporter.

 

"C'est très difficile pour les gens qui vivent ici d'avoir des voitures qui font la course en long et en large dans la rue." Wallace a des problèmes de riche. Elle vit sur la colline d'Hollywood. Non pas qu'elle soit particulièrement cinéphile, mais "parce que c'est la campagne à la ville". Du coup, les touristes qui viennent en troupeau se concocter leurs selfies devant les grandes lettres, ça la chagrine un peu.

 

Une tornade dévaste la colline dans "Le jour d'après", de Roland Emmerich © 20th Century Fox, 2004

 

14 mètres de haut, 9 de large : les panneaux blancs se dressent sur le versant depuis 1923. Elles n'ont, à l'origine, rien à voir avec le cinéma. Il s'agissait d'une opération publicitaire pour mettre en vente un chantier immobilier dans le quartier. C'est d'ailleurs en 2014 le plus grand panneau publicitaire du monde.

Les lettres d'époque étaient plus nombreuses (on pouvait lire "hollywoodland") et recouvertes d'ampoules. Puis le site a été abandonné, et ce n'est que dans les années 1950 que la chambre de commerce a décidé de le retaper, supprimant les lumières et les quatre derniers caractères.

 

Les grands panneaux sur l'affiche de "Mulholland Drive" de David Lynch © Studio Canal, 2001

 

Protégées par des alarmes et des caméras de surveillance, les lettres, classées monument historique par la mairie de Los Angeles, sont pourtant épisodiquement utilisées par des militants en tous genres. Une barrière est en cours de construction, et un garde éloigne les curieux. Il s'appelle Salvador, et il est bien conscient d'être détesté. "Si je voyageais en Chine et qu'on me disait que la grande muraille était fermée, je serais révolté."

 

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Photo de couverture : Cc FlickR Wolfsavard

Reportage : Coralie Garandeau            Mise en page : Augustin Arrivé


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