Park Chan-Wook démystifie la Corée

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Jeudi 20 février 2014

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Park Chan-Wook démystifie la Corée
La Corée du Sud, ce n'est pas que la K-pop, le kawaï et les sociétés successful d'informatique. Dans son nouveau film, dispo gratuitement sur Youtube, Park Chan-Wook montre l'envers du décor. Et ça jette un froid.

 

Bitter, Sweet, Seoul n'est pas seulement le dernier film de Park Chan-Wook (Grand Prix à Cannes pour le glaçant Old Boy en 2004). Bitter, Sweet, Seoul est un film de Park Chan-Wook, de son frère Park Chan-Kyong et de dizaines de réalisateurs anonymes. Le maître sud-coréen s'est chargé d'agglomérer des vidéos de Séouliens présentant chacun une facette de leur ville. Il les a ensuite mises en musique. Le résultat est à retrouver gratos et en intégralité ci-dessous :

 

Bitter, Sweet, Seoul, de Park Chan-Wook et Park Chan-Kyong © Seoul Our Movie, 2014

 

Pour composer ce patchwork, il avait l'embarras du choix. En un peu plus de trois mois, les frangins ont reçu 11852 mini-films. Ils n'en ont retenu que 154, ceux qui correspondaient le mieux à leur objectif : "on voulait montrer la diversité de Séoul", explique Park Chan-Wook. "Il s'agissait de se concentrer davantage sur l'aspect humain que sur des endroits précis."

On s'éloigne des sentiers battus et des vitrines pour touristes. Bienvenue dans un Séoul sombre, crasseux et débordant de vie, touchant et menacé. Ici ce sont les luttes sociales et les barricades policières, là les étudiants obsédés par les examens, ici encore les religieux fous de dieu. "Le thème principal qui traverse tout le film", selon Chan-Kyong, "c'est la différence."

 

Séoul, c'est aussi, tout simplement, nourrir des petits chats dans un jardin public © Seoul Our Movie

 

"C'est à la fois un documentaire et un clip vidéo", estime Chan-Wook. "Je me suis laissé une liberté totale, ça change des films commerciaux qui, pour moi, peuvent devenir étouffants." Les critiques s'abattent déjà sur lui. On l'accuse d'avoir rendu Séoul repoussante. Lui annonce déjà qu'il veut répéter ce genre d'expérience.

 

Le cinéma asiatique est foisonnant. Enquête au coeur de cette production exponentielle en cliquant ici.

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Photo de couverture : capture d'écran Bitter, Sweet, Seoul, des frères Park © Seoul Our Movie, 2014

Reportage : Frédéric Ojardias

Mise en page : Augustin Arrivé

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