OVERHEAD

Rodéo sur Le Mouv' Mardi 25 septembre 2012

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OVERHEAD
Nicolas Leroux, voix d’Overhead, n’en est plus à une gageure près. Après un premier album teinté de jazz en 2002 puis un virage pop-rock, ils reviennent avec un album intense qu'ils viennent jouer dans Rodéo !

 

« Je me souviens parfaitement ma première rencontre avec Nicolas Leroux. Il avait été pour moi la voix mythique du groupe Overhead. J’allais découvrir un musicien aguerri, un compositeur chevronné, doublé d’une plume audacieuse à la hauteur des cimes que seul son chant sait tutoyer. Bref, un artiste complet bien ancré dans son époque, capable aussi bien de régler une reverb sur son ordinateur qu’une disto sur un ampli guitare (le tout en écrivant une chanson à te donner la chair de poule !).

 

Apres quelques échanges d’emails, l’homme reste peu expansif. Il suspend ses phrases à une ponctuation souvent libre et suggestive, laissant toujours planer un doute, une ambiguïté discrète, comme s’il attendait de voir la réaction de son interlocuteur. Après avoir écouté sa musique, on comprend mieux le personnage, et réciproquement. Elle suggère plus qu’elle s’affirme. Elle esquisse plus qu’elle délimite. Même survoltée, elle laisse toujours l’auditeur libre de son imaginaire.

 

Il finit par me fixer un rendez vous chez lui le soir même, pour une séance d’écoute suivie d’une courte interview. Je saute dans le train à la gare St Lazare et en profite pour réviser mes classiques : 10 ans d’existence pour le projet Overhead. « Silent Witness », le 1er album du groupe, parait en 2002. C’est un bijou alliant la finesse du Jazz à la force du Rock, servi dans un écrin sensuel et élégant. Il libère la voix envoûtante du leader qui laisse paraître un registre de chant semblant sans limite.

 

Deux ans plus tard, sort « No Time Between » qui révèle une indiscutable facilité à jouer aussi sur la gamme d’une pop rock puissante et qualitative. Après une pause médiatique, dont je compte bien élucider la cause, c’est en 2008, sous le nom de « The Fugitive Kind » (amis cinéphiles amateurs de Marlon Brando, partagez donc votre savoir à ceux qui ignoreraient l’origine de ce pseudonyme) que Nicolas Leroux réapparaît. L’opus « Stone Age » livre des morceaux proches de ceux signés sous le signe d’Overhead et confirme une impressionnante palette vocale que l’interprète semble désormais maîtriser.

 

Le titre « Letter to a Friend » à peine terminé et me voilà déjà dans la voiture de mon hôte, en route vers sa retraite bucolique. Le charisme du bonhomme n’est décidément plus à démontrer. A mi-chemin entre Emir Kusturica, Nick Drake et Elvis, il émane de son regard vert émeraude une humanité profonde, une sensibilité extrême, soutenue par de solides convictions. Au volant, il feint une certaine décontraction mais ne peut s’empêcher de laisser transparaître des signes de nervosité, mélange d’excitation à faire partager le fruit d’un long travail et de crainte de faire pénétrer un étranger dans sa tanière.

 

La visite de la charmante maison familiale est rapidement expédiée et enfin, nous accédons au cœur de l’antre du créateur. En se faufilant à travers un vieil atelier poussiéreux, nous débouchons, comme sorti d’un passage dérobé, sur une belle pièce carrée dont les murs blanchis à la chaux sont couverts de vinyles. Un rapide coup d’œil me laisse l’impression d’une sélection vaste et experte : un Revolver des Beatles, le Faith des Cure, Apollo de Brian Eno mais aussi Prince, Bauhaus, ou Cocteau Twins... Au centre du studio, une vieille batterie, encore câblée des prises de son de la veille, trône fièrement entourée d’autres instruments et matériel audio en tous genres. Une fois passée la porte capitonnée, Nicolas Leroux se détend tout à coup. Ses sens restent en éveil mais on peut sentir qu’il est à nouveau dans son élément naturel. Il me propose un siège en face de deux enceintes imposantes et appuie sur « Play »... Onze titres plus tard (tous très forts, intenses et différents, et en même temps si proches), Nicolas Leroux est impatient d’avoir mon avis après cette première écoute forcément insuffisante. »

A vous maintenant de vous faire le vôtre en session Rodéo !

Source : Further Music / Harmonia Mundi

 

PROCHAINS CONCERTS :

12/10/2012 – Mantes-La-Jolie (78) - CAC Georges Brassens

18/10/2012 – Paris (75) – Petit Bain (Release Party)

27/10/2012 – Troyes (10) - Festival Nuits de Champagne

Et en tournée dans toute la France début 2013…

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