Nuits Sonores 12e, c'est parti !

Les trouvailles de Pascal Bertin Mercredi 28 mai 2014

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Nuits Sonores 12e, c'est parti !
La douzième édition démarre ce mercredi 28 mai et se terminera en apothéose dimanche 1er juin avec un concert de Kraftwerk, un choix qui s'explique par le plaisir des organisateurs comme des festivaliers et qui explique tout autant le passé, le présent et le futur de ce festival exigeant.

Le festival lyonnais entame sa douzième édition et n'en finit pas de surprendre. Par ses choix, par ses ambitions, par son évolution, Nuits Sonores reste un festival atypique. Parce que, comme aime à la souligner son directeur Vincent Carry, il aime à "profiter des interstices de la ville". Evénement profondément urbain, il s'adapte en effet chaque année à la croissance et à l'évolution de Lyon en s'installant dans de nouveaux (et en même temps, très anciens) lieux qu'il investit de ses scènes et de ses mouvements de festivaliers.

Pour 2014, c'est le quartier en mutation de Confluences qui va se mettre à l'heure de Nuits Sonores, avec l'ancien marché de gros et une ancienne sucrière qui vont revivre le temps d'accueillir les principales scènes. Sachant que l'ensemble de la ville va résonner de ses échos avec de nombreux lieux qui vont se mettre à la mode sonore.

Véritable accomplissement et grand fierté légitime des organisteurs, c'est cette année Kraftwerk qui clôturera cette édition de son live robotique en 3D. Au delà du plaisir que vont ressentir autant les organisateurs que les festivaliers, le groupe se pose en véritable symbole de l'histoire de Nuits Sonores, un festival qui n'existerait peut-être pas sans les pionniers de Düsseldorf. Avant-gardistes par leur approche des machines mais tout aussi influents dans le rock qu'Elvis ou Nirvana, Kraftwerk a montré la voie de l'avant-garde et du mariage entre pop, rock et musiques électroniques, entre chanson et dance.

 


Ce joli coup ne saurait toutefois éclipser une programmation riche et en totale cohérence avec ce bouquet final, qui privilégie le meilleur de la techno et de l'électro aux côtés des formations plus rock avec lesquelles il avait tout pour s'entendre. Résultat, des plateaux où par exemple, Robert Hood se produira entre Fuck Buttons et Shed sur une scène qu'aura déjà investie le sorcier Oneohtrix Point Never, pour une soirée omnidirectionnelle mais d'une folle cohérence.

Des surprises, il y en aura forcément, à commencer par les étonnants revenants américains de Man Or Astro-Man et leur surf-rock plus futuristeque rétro. Black Lips, Laurent Garnier, Wooden Shijps, Jacques Greene, Vandabar, Brian Jonestown Massacre, Föllakzoid, Trentemøller, Floating Points, The Ex, Suuns, Violence Conjugale... vous en voulez encore ? Et vous n'êtes toujours pas à Lyon ?

 


 A voir : Programmation complète de Nuits Sonores

 

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