Non, le monde des gamers pro n'est pas réservé aux mecs

le Reportage de la Rédaction Jeudi 30 octobre 2014

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Cc Flickr tangi_bertin
C'est la Paris Games Week jusqu'à dimanche, parc des Expositions à Paris. Une centaine de stands, des démos et des championnats du monde... où les filles ont carrément leur place. Si vous croisez Marie-Laure, alias Kayané, ne l'affrontez pas à Street Fighter.

 

A quatre ans, Marie-Laure commence par jouer à Tetris, pour faire comme ses grands frères. Puis très vite, à des jeux de combats. Marie-Laure est forte, très forte, à tel point que ses frères la traînent à l'âge de neuf ans à un tournoi.

En quelques années, elle devient Kayané : participation à 80 compétitions nationales ou internationales, pas moins de 50 podiums, championne du monde de Street Fighter.

Alors si elle vous propose une partie de Tekken, fuyez, avant d'être ridiculisé.

Cc Flickr tangi_bertin 

 

Gameuse pro

Aujourd'hui, Kayané est l'une des rares gameuse professionnelle de France, sponsorisée par Red Bull. La vie d'une gameuse spécialisée en jeux de combat, c'est deux heures d'entraînement par jour, des tournois sur toute la planète et une émission pour Game One.

Mais à ses débuts, Kayané a bien senti qu'elles n'étaient pas forcément la bienvenue. Aujourd'hui, les remarques misogynes ont disparu, probablement face à son palmarès. Ce n'est pas le cas en revanche pour un tas de blogueuses américaines ou françaises, insultées et parfois menacées de mort. Leur tort ? Elles critiquent le machisme des milieux geeks.

La féministe Anita Sarkeesian analyse par exemple sur son blog Feminist Frequency la figure de la demoiselle en détresse, en situation périlleuse, qui ne peut être sauvée que par un homme. 

 

L'évolution des mentalités va sans doute encore prendre un peu de temps...


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Reportage : Camille Labrousse


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