New York fait sa French revolution

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Jeudi 13 février 2014

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New York fait sa "french revolution"
A New York, la tendance du moment c'est de parler français. Depuis quelques années, des classes bilingues fleurissent dans les écoles publiques de la Grosse Pomme. Elles attirent les enfants d’expatriés français, mais séduisent de plus en plus d'anglophones.

Les fans de Friends se souviendront de cet épisode dans lequel Joey tentait d'apprendre le français avant une audition pour un rôle au théâtre. Le comédien y mettait vraiment du sien, mais rencontrait quelques problèmes d'élocution.

   
Les petits New-yorkais qui apprennent le français ont beaucoup plus de facilités. Lancé en 2007 à Brooklyn, le premier programme français-anglais accueillait 24 élèves. Aujourd'hui, plus d'un millier d'enfants suivent une scolarité bilingue dans six écoles primaires et deux collèges publics. Et de nouvelles classes ouvrent chaque année.

"Le matin on parle français, et l'après-midi anglais" à l'école William Butler de Brooklyn © Jonas Cuénin
   

Fabrice Jaumont a fait des programmes bilingues son cheval de bataille. Ce quadra natif de Valenciennes est responsable des programmes éducatifs au Consulat de France à New York.

Ces programmes permettent une certaine renaissance de la langue française aux Etats-Unis par les petites classes. C'est plutôt encourageant pour l'avenir, car ces enfants sont les futurs consommateurs de produits culturels français.



Car les classes bilingues n'attirent pas seulement les enfants d'expatriés français. De plus en plus de parents  anglophones y inscrivent leur progéniture. Un engouement pour la langue de Molière que le Consulat soutient en offrant des bourses pour former des professeurs bilingues.

A l'école William Butler de Brooklyn © Jonas Cuénin
   

A raison de deux nouvelles écoles chaque année, les besoins sont grandissants. Fabrice Jaumont espère que d'ici cinq ans, 7.000 petits New-yorkais auront accès à une classe publique français/anglais.

A l'école William Butler de Brooklyn © Jonas Cuénin
 

Dans la presse new-yorkaise, le succès du français à l'école a fait couler beaucoup d'encre : pourquoi pas le chinois, le japonais ou l'espagnol ? "Peu importe les langues, pourvu qu'on en parle plusieurs", répond la maman, française, de Tristan. Intimidé par le micro du Mouv', le petit garçon en perd son français :


Traduction : "si vous allez à l'étranger et que vous comprenez et parlez la langue, personne ne peut vous mentir ou se moquer de vous."  Malin, le Tristan.

Reportage signé Charlotte Alix, correspondante du Mouv' à New York / Photos : Jonas Cuénin.

Fabrice Jaumon est également responsable de New York in French, un réseau social qui réunit les amoureux de la langue française.

 


 

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