Ne pas dormir tue

Rien à voir Mercredi 29 janvier 2014

Réécoute
Ne pas dormir tue
Au mois de janvier, pas moins de quatre études sur le manque de sommeil et ses conséquences ont été publiées.

 

J'ai la tête qui éclate, j’voudrais tellement dormir, m’étendre sur l’asphalte et me laisser mourir ...


 

 

Avant Facebook, on faisait comme ça pour dire :

 J’suis crevé, j’ai la tête dans le cul, j’ai envie de crever smiley triste.


 

Phrase que vous prononcez généralement quand vous avez peu ou mal dormi.

Et vous avez peu ou mal dormi généralement pour trois raisons :

  • Vous êtes insomniaque
  • Vous avez commencé la série House of Cards
  • Vous êtes Aurélie Champagne et François Sauvestre

 

En tous les cas, vous êtres nombreux. Vous êtes même un français sur trois d’après l’Inpes (Institut National de Prévention et d'Education sur la Santé).

Le sommeil manque, les études pullulent

Pas moins de quatre études qui concernent le manque de sommeil et ses effets ont été publiées au mois de janvier.

D’abord, on vient d’apprendre que selon une étude américaine, utiliser son smartphone après 21 heures nuirait à la qualité du sommeil, et donc à la productivité le lendemain au travail.

En fait, utiliser son smartphone le soir avant de se coucher, ce serait même plus toxique de trainer sur son ordinateur ou de veiller très tard pour regarder une rediffusion d’Enquêtes exclusives. On extrapole un peu.

En tout cas, Russel Johnson, l’auteur de l’étude, a même déclaré que:

les smartphones sont presque parfaitement conçus pour perturber le sommeil.


 

Voilà à quoi on ressemble quand on consulte nos téléphones la nuit.

N’importe quoi ! Tout le monde sait que les smartphones ont été inventés pour nous permettre a nous jeunes urbains actifs un peu bourrés d’envoyer des SMS pathétiques à nos ex : un "je t’aime" très gênant généralement accompagné d’une photo de nos sexes.

On a tous fait ça... Non ?

Dormir tue

Deuxième étude, deuxième info pour vous, amis qui dormez mal.

Vous qui pensiez que les conséquences de ces mauvaises nuits, c’étaient au pire, des ridules un peu plus prononcées, une fatigue intense et du mal à se concentrer au travail, vous êtes en dessous de la réalité. Si vous dormez mal, en fait, vous allez mourir. Gros.

C’est ce qu’a révélé une autre étude, pas du tout anxiogène publiée elle aussi en ce mois de janvier. D’après cette étude, les consequences physiques du manque de sommeil sont :

  • un risque accru d’obésité
  • un risque de faire un AVC multiplié par quatre
  • un risque accru de développer un cancer (du sein, ou colorectal au choix)
  • un risque accru de développer une maladie cardiaque
  • moins de spermatozoïdes

 

Enfin, des fois qu’on se serait pas déjà en train de voir notre vie défiler : mal dormir entraine un risque de mortalité plus élevé

La solution ? L'effet placebo

Heureusement, une dernière étude publiée cette semaine devrait, peut-être, nous remonter le moral.

Cette étude dit qu’en fait, la fatigue c’est dans la tête. Ce sont des chercheurs du Colorado College qui expliquent que pour être performant, malgré une nuit de trois heures, il faut arrêter de chouiner, et de se plaindre d’être fatigué.

Et au contraire, s’autopersuader, se dire mentalement "wow j’ai passé une super nuit, je suis parfaitement reposée, d’ailleurs les oiseaux chantent pour célébrerce jour qui se lève après ces formidables 45 minutes de sommeil réparateur".

Voilà, c’est l’effet placebo appliqué au dodo : si vous décidez de ne pas être fatigué, vous ne serez pas fatigué.

 


 

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