Morsi, dégage!

Le 7-9 Jeudi 04 juillet 2013

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Morsi, dégage!
Dégage! Le slogan date de 2011, lors du soulèvement contre Hosni Moubarak en Egypte. Aujourd'hui il est repris place Tahrir par des déçus de la démocratie sauce Morsi. Alors que l'ultimatum de l'armée vient d'expirer le nouveau Président s'accroche à son rocher comme un carambar à son dentier.

 

Il y a deux mois, le collectif Tamarood (Rébellion) lançait une pétition pour une élection anticipée. Objectif, dégager le Président Mohamed Morsi, pourtant élu démocratiquement il y a pile un an. Après avoir recueilli 22 millions de signatures et au terme d'une semaine de manifestations  dans les rues du Caire, qui ont tourné à l'affrontement  pros et anti-Morsi , le bilan est lourd : 47 morts. Et l'armée qui se positionne du côté de la rue.

 

L'ultimatum lancé au président par les militaires a expiré hier soir et Mohamed Morsi est interdit désormais de quitter l'Egypte. Il en va de même pour plusieurs responsables des Frères Musulmans. Le pays est au bord de l'implosion.

Une transition démocratique n'est jamais simple. Pour l'Egypte, cette transition passera-t-elle par une seconde révolution? Et qu'’implique le contrôle de l’Armée?

Hasni Abidi, Directeur du CERMAM à Genève, défait cette pelote laine avec Jean-Mathieu Pernin à 8h15.

 

Mohamed Morsi fait la Une du Time en décembre 2012: il est considéré comme l'homme le plus important du Moyen-Orient

 

 

Contexte de la révolution Egyptienne

Février 2011, la rue renverse le régime d'Hosni Moubarak en place depuis 1981 en Egypte. Le mouvement islamiste présent avec Les frères musulmans s'impose alors sur le terrain politique et remporte dès le mois de janvier suivant les 2/3 des sièges aux élections législatives. 

 

C'est en juin de la même année que Mohamed Morsi, représentant du mouvement, est élu Président de l'Egypte. Les promesses de redressement économique sont nombreuses, mais le bilan ne suit pas.

Un an après son accession au pouvoir, les motifs de protestation sont nombreux : déficit public plombé, chute de l'activité touristique et fuite des capitaux étrangers. Parallèlement, la Constitution votée par référendum en décembre 2012 donne au Président des prérogatives illimitées et la liberté de la presse prend du plomb dans l'aile.

 

 

 

Autour de la table, la fine équipe avec Marie Bonnisseau, Thibaut de Saint-Maurice, Elodie Font et Corinne Pélissier.

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