Mon ciné est un obsédé

La Pop au carré Mardi 28 janvier 2014

Réécoute
Quand le ciné est accro aux sex addicts
La deuxième partie du "Nymphomaniac" de Lars Von Trier sort demain sur les écrans. Objet psychanalytique, source inépuisable d'histoires et de fantasmes, le thème de l'addiction sexuelle a toujours inspiré les cinéastes. Sélection non exhaustive des long métrages qui ne pensent qu'à "ça"

Nimbé d'un parfum de scandale, mais finalement expurgé de ses scènes de sexe explicite (en attendant une sortie vidéo non censurée), le second volet du diptyque de Lars Von Trier s'annonce plus radical et plus extrême que le premier volet.

A travers l'itinéraire de Joe (Charlotte Gainsbourg), auto-diagnostiquée nymphomane, Lars Von Trier explore ses propres névroses : la culpabilité, le plaisir, la violence et la transgression.


Mais le cinéaste danois n'est pas le premier à évoquer le sujet. En 2011, dans son deuxième film après le remarqué Hunger, Steve Mc Queen dresse le portrait d'un sex addict au masculin dans Shame. Michael Fassbender y incarne Brandon, un yuppie New-Yorkais bourreau de travail et séduisant en diable.

Sauf que l'homme est totalement accro au sexe en ligne, à la veuve poignet et au sexe tarifé.


Si Nymphomaniac oppose l'addiction sexuelle à une certaine idée de la morale, la sexualité frénétique du héros de Shame est vue à travers le prisme social. Brandon est contraint de camoufler ses pulsions pour ne pas être rejeté par ses amis et ses collègues.

Sorti sur les écrans américains en septembre dernier, Thanks for Sharing de Stuart Blumberg contraste avec le réalisme clinique de Shame mais traite d'addiction sexuelle sur le registre de la comédie. Pour tenter de conquérir le coeur de sa belle ( Gwyneth Paltrow), Mark Ruffalo s'inscrit dans un groupe de parole composé d'accros à la galipette comme lui.


Don Jon
(sorti à Noël 2013) se concentre sur les plaisirs solitaires, version frénétique. Au manettes de son premier long métrage, le comédien Joseph Gordon-Levitt met en scène et incarne un mâle alpha, addict au porno. Une dépendance qui compliquera sa relation avec Barbara (Scarlett Johansson), elle même accro aux comédies romantiques.


La liste des films portés sur la chose semble inépuisable. En vrac, on pourra citer Basic Instinct de Paul Verhoeven, Crash de David Cronenberg, Blue Velvet de David Lynch, Black Snake Moan de Carl Brewer, Shortbus de John Cameron Mitchell, Choke de Clark Gregg (adapté de Chuck Palahniuk, l'auteur de Fight Club)  Lune de Fiel de Roman Polanski ou encore Belle de Jour de Luis Buñuel.

Reportage signé Sébastien Sabiron.


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