Mode à l'écran, Mère à l'écrit

Plan B pour Bonnaud Samedi 14 décembre 2013

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Mode à l'écran, Mère à l'écrit
Nous recevons aujourd'hui Olivier Nicklaus, qui signe le documentaire La Mode 2.0, Je Poste Donc Je Suis, diffusé le dimanche 15 décembre sur Paris Première, ainsi que Chantal Akerman pour son livre Ma mère rit, qui paraît aux éditions Mercure de France.

 

Olivier Nicklaus est journaliste et cinéaste, auteur notamment de la série documentaire Fashion ! diffusée en 2012 sur Arte, brillante synthèse de trente ans de mode, des années 80 à nos jours. Il signe aujourd’hui le film La Mode 2.0, Je Poste Donc Je Suis qui sera diffusé le dimanche 15 décembre à 11h sur Paris Première.

La mode s’est déplacée, elle a suivi le mouvement.

Tandis que se sont multipliées les applications et les marques de réseaux sociaux, des talents furent révélés, tout à la fois effet et cause de ces technologies. Ils en sont les enfants, elles en sont l’outil. Sur la toile, des stars sont nées.

 

 

 

A grands coups de franges impeccablement taillées, de photographies travaillées, tant dans la composition que dans la mise en scène, et de subtils mélanges de pièces contemporaines et vintages, les « bloggueuses » ont instauré sur le web un nouveau rapport à la mode, dont elles sont les reines, les chefs de file. Depuis leurs ordinateurs, elles ont acquis l’autorité d’une Diana Vreeland, d’une Carine Roitfeld. Elles ont surtout monté leur business. Autrefois "bloggueuses", elles sont devenues "influenceuses".

Il y a quelques années, Anna Wintour avait cherché à se faire photographier aux côtés de Tavi Gevinson, bloggueuse superstar et enfant prodige de cette ère. C’est dire l’ampleur de ce phénomène tout contemporain que Olivier Nicklaus décrypte dans son excellent documentaire : La Mode 2.0, Je Poste Donc Je Suis.

 

Chantal Akerman est une cinéaste, réalisatrice d'une trentaine de films dont Un divan à New York, La Captive, ou encore La folie Almayer. Son livre Ma mère rit vient de paraître aux éditions Mercure de France.

 
             

 

« Au début, c’était un cataclysme avec de la brûlure et de l’exaltation. Des mots, toujours les mêmes, sans cesse répétés, j’ai fait connaissance avec les mots d’amour d’une langue ancienne.
J’ai tant parlé. J’aurais pas dû.
Oui, je revivais.
J’arrêtais de voir ma mère mourir.
J’arrêtais de ne pas vivre.
Il y avait de la vie en moi.
Toute une vie.
Une pleine vie. »

 

Dans cet autoportrait écrit à vif, dans la brûlure, l’intensité et la crudité du quotidien, Chantal Akerman nous confie pour la première fois la matière même de toute son œuvre, de toute sa vie. Depuis son premier court-métrage à 18 ans, Saute ma ville, en 1968, et ses premiers films, Je, tu, il, elle en 1974 ou le film culte Jeanne Dielman, en 1975, avec Delphine Seyrig, jusqu’à son dernier film librement réalisé à partir du roman de Conrad, La folie Almayer, en passant par ses installations et ses carnets de voyages, films documentaires en Russie, à New-York ou dans les pays de l’Est, elle n’a jamais cessé de décrire l’enfermement, la répétition, la confrontation avec l’autre, le désir d’un ailleurs, le vertige de la folie. Ma mère rit est une magnifique plongée dans le cœur, le rire, les joies et les blessures de Chantal Akerman.

 

 

La programmation musicale:

  • Tom Odell "Another Love"
  • Girls in Hawaii "Not Dead"
  • La femme "Si un Jour"
  • Nada Surf "I like what you say"

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