Milonga ferme la boîte à musique

le Reportage de la Rédaction Mardi 30 juillet 2013

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Milonga ferme la boîte à musique
Seize magasins en France, 250 salariés, 5.000 élèves : la société Milonga ne vendra plus d'instruments et ne donnera plus de cours de musique. Alors qu'ils attendaient un plan social, les syndicats apprennent au coeur de l'été que leur boîte va fermer

 

Axelle Labbé, de la rédac' du Mouv', s'est rendue dans une boutique Milonga à Villebon-sur-Yvette, dans l'Essonne. Son reportage est dispo en cliquant ci-dessus.

 

Si vous vous branchez sur leur site internet, a priori, tout va bien. La page web est en travaux, mais elle va être remodelée, les magasins "restent ouverts", et le campus Milonga demeure "la première école privée de France". Les 5.000 élèves du réseau n'ont pas de quoi s'inquiéter :

 

 

Ce que ce site ne dit pas, c'est que Jean-Pierre Marzin, le patron du groupe, vient de déposer un dossier au tribunal de commerce de Marseille. La boîte est en cessation de paiement. Les salaires seront versés en juillet, mais ensuite ce sont les assurances qui prendront le relais.

 

L'annonce a pris de court tous les salariés. Les syndicats luttaient depuis plusieurs mois contre un plan social, qui prévoyait la fermeture de quatre magasins, et subitement, en plein été, le couperet tombe : on ferme tout. Teddy, qui venait d'accepter de changer de boutique, était en vacances quand il a su qu'il était viré. "On a vraiment l'impression d'être traités comme des pions."

 

Un élève pianiste du Campus Milonga nous joue du Ludovico Einaudi. Classieux © Milonga


Pour les élèves des cours de musique, même s'il n'y a pas mort d'homme, c'est aussi très gênant : il est maintenant trop tard pour s'inscrire dans des conservatoires pour la rentrée, et certaines familles qui ont déjà payé les leçons de l'an prochain ne sont pas assurées d'être remboursées.

 

La direction se justifie en affirmant que la situation financière de l'entreprise s'est considérablement dégradée depuis le début de l'année. Certes. Mais ce n'est pas ça qui réussira à calmer la colère des syndicats.

 

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