Militer pour le droit à l'oubli

Rien à voir Vendredi 06 juin 2014

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Militer pour le droit à l'oubli
La cour européenne de justice a réussi à imposer à Google de faire respecter le droit à l'oubli. On peut désormais demander à effacer certains liens (compromettants). Problème : c'est Google qui décide si c'est vraiment compromettant ou non.

La cour européenne de justice a fini par avoir raison du géant Google ! Les particuliers ont désormais le droit de faire supprimer des résultats de recherche les liens vers des pages comportant des informations périmées, inexactes, ou tendues du slip.

Depuis jeudi dernier un formulaire est en ligne, et dès le lendemain il y avait eu pas moins de 12 000 demandes. Comme quoi ça répond vraiment à un besoin. Sauf que le journal le Parisien a testé la démarche, et il semblerait que ça soit pas la moitié d'une galère. D'abord les liens compromettants ne seront plus accessibles en Europe, mais ils le seront toujours dans le reste du monde. 

Ensuite, et c'est là que ça devient compliqué, c'est Google, et uniquement Google, qui décidera du bien-fondé des demandes. Ils vont mettre en place un comité qui sera chargé d'examiner les requêtes, ceci dans le but de faire respecter le droit à l'information du public.

Si l'objectif était de réduire le pouvoir des géants d'Internet, pour le coup, c'est raté, puisque c'est bien Google qui va décider de ce qui peut légitimement nous coller la honte, ou non. La solution, pour l'instant, ça reste donc de faire gaffe à ce qu'on poste. C'est du bon sens, mais il reste un certain nombre d'adultes à qui il faut vraiment faire passer le message.

 


 

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