Même pas peur !

le Reportage de la Rédaction Mercredi 04 septembre 2013

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Même pas peur
En ces temps troublés, la mort se porte bien. Surtout lorsqu'elle est trash, dégueu, sanguinolente et sur grand écran.

 

Damien Triomphe est le psychopathe maison de la rédac' du Mouv'. Cliquez ci-dessus pour écouter son reportage.

Quelques litres d'hémoglobine sans tacher ses vêtements, ça détend toujours après une bonne journée de boulot. Tombé en désuétude pendant les années 90, le cinéma d'horreur et d'épouvante a signé son retour en grâce  avec Scream, énorme carton de Wes Craven en 1996. Ce mercredi, le film à voir pour impressionner sa copine, c'est You're Next, de l'américain Adam Wingard.

 

Une gentille famille WASP, un chalet isolé, une bande de tueurs psychopathes aux masques d'animaux, rien de nouveau sous le hachoir à viande. Et pourtant You're Next s'annonce comme l'un des cartons de la rentrée. Les critiques vantent les touches tragicomiques habilement distillées dans ce slasher movie aux ressorts éculés.

Ici, la clef du succès tient dans le renouvellement du genre, grâce à l'humour et une forme d’auto-dérision. A l'inverse, The Conjuring : les dossiers Warren  s'appuye sur les ressorts classiques du film de maison hantée : portes qui grincent, tension croissante, bande son glaçante et maniement virtuose du hors-champ.

 

Le classicisme assumé de James Wan a fait bondir des millions de spectateurs : 41,5 millions de dollars de recettes le week-end de sa sortie aux Etats Unis.

Théorie du genre

Parmi les films de genre, il y a des genres qui fonctionnent plus que d'autres. Très à la mode au début des années 2000, le "torture porn" est aujourd'hui sur le déclin. Le principe : un personnage supplicié en huis-clos pendant une heure et demie. Si vous avez vu Saw (déjà réalisé par James Wan en 2004) vous savez de quoi on parle. Sorti en 2006, Hostel d'Eli Roth (coproduit par Tarantino himself) joue dans la même catégorie.

 

Fausto Fasulo, rédacteur en chef du magazine Mad Movies, considère le cinéma d'horreur comme une caisse de résonance de l'actualité. Très violent dans les années 70 avec la guerre du Vietnam, très sanglant après les attentats du 11 septembre 2011, il aurait tendance à se "dépolitiser" aujourd'hui pour s'appuyer sur des gimmicks à la mode. Un cinéma désormais "plus sensationnaliste que sensationnel".

Reportage pour le Mouv signé Damien Triomphe.

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