Melaza, 1H20 de douce torpeur cubaine

Rien à voir Mercredi 16 avril 2014

Réécoute
Melaza, 1H20 de douce torpeur cubaine
Quand on pense "film cubain", on imagine quelque chose d'assez contemplatif, des démarches chaloupées, une musique nostalgique, et quelques brins d'herbe doucement agités par la brise... Et bien Melaza, le film de Carlos Lechuga qui sort aujourd'hui, c'est exactement ça.

Melaza : un tout petit village à Cuba qui, dans le temps, vivait de la culture de la canne à sucre. Mais l’usine a fermé, et tout le monde est chômage. Monica est la dernière employée de l’usine : tous les matins elle enfile son petit tailleur et ses escarpins, mais sur place, elle est toute seule. Elle doit faire l’inventaire des machines, compter celles qui fonctionnent et celles qui fonctionnent pas. Elle fait les cent pas dans les hangars, elle prend des notes… Et puis de temps en temps, son homme, Aldo, la rejoint. Ils installent un matelas poussiéreux au milieu des pièces vides, et ils font l’amour.

Pour arrondir les fins de mois, Aldo et Monica louent leur petite maison à des couples adultères. Pendant quelques heures, ils embarquent leur famille au parc en attendant que les autres finissent leur affaire. Mais la police découvre leur business et leur inflige une amende qui risque de les mettre sur la paille. Chacun de leur côté, Aldo et Monica vont devoir négocier avec leur amour propre pour réunir de quoi vivre.

Alors ce n'est pas exactement un film d’action qui vous tient en haleine de bout en bout. Mais était-ce ce qu'on attendait ? Non. Alors.

On attendait plutôt un film contemplatif et languide qui donne un aperçu du mode de vie sur un coin de planète qu’on connaît mal. Pour le coup, c'est réussi.


 

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