Médiateurs, les casques bleus des bureaux

Rien à voir Jeudi 15 mai 2014

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Médiateurs, les casques bleus des bureaux
Pour régler des conflits entre salariés qui menacent de dégénérer, de plus en plus d'entreprises font appel à des médiateurs de bureau. Pour le meilleur et pour le pire.

 

Terrible nouvelle dans le Figaro cette semaine : « Les soucis et les querelles nous font mourir à petit feu ». C’est une étude danoise qui le dit : être en conflit avec un proche ou un voisin fait plus que doubler le risque de décès.

 

Sauf qu’on veut bien faire un effort pour aimer ses amis, sa famille et son conjoint. Franchement c’est déjà pas mal. Mais qu’est-ce qu’on fait pour nos voisins de bureau ? On passe 8H par jour avec eux, et on ne les a pas choisis.

Heureusement dans notre monde il y a une solution à tout.  Si vous n’en pouvez plus de Patrick qui ne remet jamais d’eau dans la bouilloire, si vous avez envie de casser les rotules de Sylvie qui passe des coups de fil perso en réunion, si vous avez envie d’assassiner Jean-Paul qui hurle parce qu’il ne sait pas régler son sonotone : VOUS POUVEZ FAIRE APPEL A UN MEDIATEUR DE BUREAU !

C’est un vrai métier. Il y a des gens qui sont payés pour faire ça. Les DRH débordés par les événements font de plus en plus appel à eux - ils ont tellement peur qu’il y ait des suicides sur leur lieu de travail qu’ils sont prêts à tout essayer.

La façon positive de voir ce phénomène , c’est de se dire qu’on humanise un peu le monde de l’entreprise. Le temps de la médiation, il n'y a plus de hiérarchie qui tienne, il y a juste deux personnes face à face qui essaient de comprendre pourquoi elles envie de se casser les dents.

La façon un peu plus cynique, c’est de se dire que ça coute pas très cher aux entreprises, et que c’est une bonne façon de faire taire les mouvements de contestation potentiels.

Mais dans tous les cas, vu l’état de tension du monde du travail, on peut dire que c’est une profession qui a de l’avenir.

 


 

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