Marsatac, la maturité et la stabilité

le Reportage de la Rédaction Vendredi 26 septembre 2014

Réécoute
Dernières diffusions
Marsatac, la maturité et la stabilié
Seizième édition du festival marseillais des nouvelles musiques. Marsatac, un véritable événement dans la cité phocéenne. Et même si tout ne fut pas toujours simple, le festival semble désormais entrer dans la maturité.

"La politique culturelle à Marseille, elle n'est pas incarnée." Les mots, forts, sont de Dro Kilndjian, programmateur musical de Marsatac. Ils datent de 2012. A l'époque, le festival sortait de plusieurs années de relations difficiles avec la municipalité. Incompréhensions, blocage ... la ville n'aidait pas assez le festival dans son développement. Forcé de changer d'endroit chaque année, interdit de jouer dans certains lieux publics ... le festival a été menacé de ne pas continuer à la fin des années 2000

Vers 2008, 2009, ça a été assez compliqué. Aujourd'hui, le dialogue avec la municipalité s'est apaisé. Ils ont compris notre volonté de faire de Marsatac un festival d'envergure au niveau local et national voire international.


 

Dro Kilndjian, par Maxime Fayolle

Elément déclencheur

Si aujourd'hui c'est la Love Story entre la ville et Marsatac, ça ne s'est pas fait en un jour ... Mais l'élément déclencheur c'est la nomination de Marseille en tant que capitale européenne de la culture, en 2013. Dro Kilndjian :

A cette occasion, la culture est devenue un véritable sujet à Marseille. On ne laissait plus systématiquement de côté. Avant, on nous disait que le public n'était pas en demande ou n'était pas assez nombreux pour des événements comme le nôtre. Mais, on constate qu'il y a une véritable demande à Marseille. Et quand on voit les chiffres de fréquentation ces dernières années, c'est un faux débat.


 

Marsatac se prépare !, par Maxime Fayolle

40 000 personnes en 2013

L'an dernier, plus de 40 000 personnes ont débarqué sur la planète Marsatac. Entre Nimes et Marseille. "Depuis deux ans, on débute le festival à Nimes, explique Dro Kilndjian, cette année ce n'était pas possible en raison de la féria qui tombe au même moment. Partie remise pour l'an prochain." 

L'une des trois salles de concert, par Maxime Fayolle

Cette année, le festival s'attend à 25 000 personnes à la Belle de Mai. U cinquantaine de groupes seront en représentation dans les trois salles de cet immense endroit de 25 000m². "On s'y perd facilement, sourit Dro Kilndjian, mais on a prévu des gens pour la signalétique." Un spectacle tant musical que visuel. De nombreuses animations sont prévues dans les longs couloirs de la friche. "On aime bien cet endroit, il est beau tout refait comme ça. Peut-être qu'un jour on va se stabiliser ici ?" se demande Dro Kilndjian. Après la maturité atteint grâce à Marseille 2013 et un dialogue apaisé avec la ville, Marsatac, 16 ans et toutes ses dents, espère atteindre la stabilité.

 


 

 

Suivez le festival Marsatac en live avec Maxime Fayolle

Les choix actu du Mouv', c'est tous les jours dans le Reportage de la Rédaction

Et abonnez-vous au podcast RSS et iTunes

 

Commentaires