Marion Maréchal-Le Pen

République du Mouv' Jeudi 11 octobre 2012

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Marion Maréchal-Le Pen
Élue plus jeune députée de France en juin dernier, Marion Maréchal-Le Pen fait ses premières armes dans l’Hémicycle depuis quelques mois. Timide mais convaincue, à tout juste 22 ans, celle qui se veut porte-parole de la jeunesse de France marche dans les pas de son grand-père et de sa tante Marine.

 

Au micro de Benoît Bouscarel, la plus jeune députée de France commence par défendre la liberté d'expression, réagissant au verdict prononcé à l'encontre des Pussy Riot. Elle avoue être "un peu plus réservée" sur la question du féminisme, "dans le sens où ça implique énormément de choses", et qu'elle ne souhaite pas "entrer en opposition avec les hommes". "Je ne me définirais pas comme féministe", affirme-t-elle.

A la question de savoir si il faudrait dérembourser l'interruption volontaire de grossesse (IVG), la benjamine de l'Assemblée reste sur les positions du Front National :

"Je pense en effet qu'il faut le dérembourser parce que je pense qu'il faut responsabiliser les femmes".

"Aujourd'hui, on a à notre disposition un certain nombre de moyens de contraceptions qui sont abordables". "Je pense que c'est un acte grave et qu'aujourd'hui on est confronté à un certain nombre d'excès", nous explique la nièce de Marine Le Pen, évoquant les "femmes qui avortent à plusieurs reprises, de façon excessive".

"Je pense que c'est extrêmement minoritaire, mais ce n'est pas à l'Etat de rembourser une inattention de certaines femmes", a conclu Marion Maréchal-Le Pen. Et de confirmer les propos de Louis Alliot, qui avait évoqué des "avortements de conforts".

 

Catholique pratiquante mais pas "extrêmement assidue", elle avoue ne pas être "très à l'aise avec les atteintes au sacré" quelque soit la religion, avant de se prononcer contre l'instauration d'un délit de blasphème. La jeune femme se déclare également "contre le rétablissement de la peine de mort", prenant en cela le contrepied de sa tante Marine. Elle défend l'idée d'une "perpétuité réelle".

Prenant position sur une autre question de société, Marion Maréchal-Le Pen s'oppose au mariage homosexuel, se défendant d'avoir un "réflexe réac' ou qui relève de l'homophobie". Elle affirme craindre "les dérives", puisque "l'institution du mariage n'a jamais été une forme de reconnaissance sociale de l'amour" mais"le socle de création d'une famille".

Et la jeune femme de se questionner : "Si on se positionne dans cette philosophie-là, qu'est-ce qui empêche une tante de se marier à son neveu, qu'est-ce qui interdit à un homme d'épouser plusieurs femmes ? Quelle est la limite ?".

 

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  • Présentation de l'émission : 

 

La politique est-elle une affaire de famille ? Nul doute pour Marion Maréchal-Le Pen. Petite-fille de, nièce de, elle baigne dans le FN depuis son plus jeune âge.

Pas toujours simple de porter un patronyme célèbre et de trouver sa place dans sa propre famille politique. Mais l’héritière de la dynastie Le Pen assure et rassure la présidente du Front National, Marine Le Pen,  affirmant être son alliée et ne pas lui faire de l’ombre.

 

A la Baule, lors de l’Université du FN, elle a fait son premier grand discours, s’adressant à  la jeunesse française, « Qu’est-ce qui attend aujourd’hui un jeune français de 22 ans ?, Le chômage, l’impossibilité de contracter un emprunt, une nationalité ayant perdue toute valeur.. » « Je veux la fierté d’être français » a-t-elle affirmé.

A l’Assemblée, si elle s’est faite discrète dans un premier temps, elle commence de plus en plus à donner un sens à sa fonction, lançant un appel aux députés de droite pour refuser le traité européen budgétaire.

 

La plus jeune députée de France s’installe ce soir au micro de la République du Mouv’ pour nous parler de son rôle à l’Assemblée Nationale, de l’avenir du FN, du traité budgétaire européen, du mariage pour tous et du rapprochement UMP/ FN.

La République du Mouv’ : Benoît Bouscarel

 Attachée de production : Julie Verne

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