Mais ils sont où les antifas ?

le Reportage de la Rédaction Jeudi 05 juin 2014

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Les antifas tentent de se réinventer
Un an après la mort de Clément Méric, des manifestations commémoratives sont organisées, avec en toile de fond le résultat du FN aux élections européennes. Les mouvements antifascistes, dont les rangs ont grossi après le 5 juin 2013, se sont-ils renouvelés et sont-ils aujourd'hui en mesure d'apporter une réponse à la montée de l'extrême droite en France ?

 

Le 5 juin 2014, la mort de Clément Méric, militant antifasciste tué dans une bagarre avec des militants d'extrême droite, déclenchait une vague d'émotion et d'indignation.

Alors que l’enquête se poursuit et que les deux principaux auteurs présumés de l’agression sont toujours en détention, des manifestations du souvenir sont organisés ce week-end à Paris et dans plusieurs autres villes.

Des manifs à caractère très politique, surtout dans un contexte de montée de l'extrême droite. C'est l'occasion aussi pour les "antifas" (abréviation d'antifascistes) de répondre au Front National.

Mais comment et est-ce que ces mouvements sont en mesure de répondre ? C’est le reportage de Claire Chaudière de la rédaction du Mouv. 

 

 

Il fallait construire une structure pour accueillir les jeunes militants qui ont afflué après la mort de Clément Méric, et pour réfléchir à de nouveaux modes d’action. Le Capab, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, qui venait d’être lancé, a joué ce rôle. 


 

Ecoutez le reportage audio.

 

 

En réponse aux tournées anti-racailles de Génération Identitaire, on a lancé les criées dans le métro.


 

 

 

La question de la violence des antifas est une mauvaise question. On ne peut pas mettre dans le même sac les fachos et les antifachos comme deux camps aussi violents. L’assassin de Clément portait un tee-shirt white power. Je soutiendrai toujours ceux qui font de l’antifascisme de rue. Par contre, nous au Capab, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, ça n’est pas notre stratégie première. 


 

Dans le local parisien de Solidaires Etudiant-es, on prépare les manifestions du 7 juin 2014.

 

Dans les années 80 et 90, au Scalp, Section Carrément Anti Le Pen, et à Ras l’Front, on était porté par une dynamique de société. On était à l’offensive. Aujourd’hui, je ne dirais pas qu’on est dos au mur, mais on est dans quelque chose de plus défensif. Il faut qu’on arrive à défendre nos valeurs. 


 

 


 

Reportage : Claire Chaudière

Photos : © Claire Chaudière / Radio France

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