Love Me Tender

Reprises de volée Lundi 24 décembre 2012

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Love Me Tender
La reprise, exercice indispensable à tout musicien tient parfois du génie, parfois de l'échec le plus total. Petite revue de "covers" de la chanson culte d'Elvis Presley : "Love Me Tender", sortie en 1956.

 

Esprit de Noël oblige, cette chronique ne comprend aucun cynisme, moins encore de méchanceté. Il n’y a pas non plus de violence, il n'est question que d'amour ; d'amour tendre, d'amour vrai.

Voilà un titre qui a 56 ans déjà. Sorti en 1956, Love Me Tender devient rapidement un hit, bien avant même que le film pour lequel la chanson a été enregistré ne sorte. Pour la petite histoire, Elvis Presley n'a pas tout à fait écrit la musique de ce titre. Il en a piqué une partie à un vieux morceau folk américain, une antiquité du XIXe siècle, Aura Lee.

 

Love Me Tender a été classée 444e meilleure chanson de tous les temps par le magazine américain Rolling Stone. Un bon gros classique donc qui fait partie des passages obligés à reprendre quand on est musicien.

Parmi les reprises un peu chouettes, et toujours dans un esprit de Noël plein d’amour tendre. On a l'exemple de BB King, qui s'y colle en 1982. Et même si l'instrumentation a quelque peu vieillie, l'hommage est bien là. Entre Kings, on se comprend.

 

Dans le genre bien à l’ancienne, un peu larmoyant, on a aussi Frank Sinatra, ce crooner italo-américain sur le retour. Lui, il nous livre une version idéale pour faire rêver dans les maisons de retraite, même si ça reste du swing plutôt efficace.

 

Le King influence aujourd'hui aussi, les Belges de Balthazar qui étaient de passage sur Le Mouv' en ont profité pour le reprendre, dans le plus pur esprit de Noël. Et sans malice.

 

Le malaise musical n'est jamais loin quand on s'occupe de reprises. Donc parmi ces dizaines de "covers", parfois un peu molles. On trouve toujours une reprise cradingue, un truc pas avouable. Entre le punk de plage et le métal du grand nord canadien, il existe Les Necrophiliacs, délicieux groupe montréalais qui s'essaye à la reprise punk.

On reproche souvent à cette chronique de manquer d'artistes francophones viriles, d’artistes engagés, des piliers, quoi. Dans un esprit de Noël total, il est donc bon de revenir sur le temps béni où pour percer en France, les chansons devaient être traduites. Pour cela, on a toujours eu Johnny Halliday (merci Camille), cette fois-ci il nous offre ce morceau de bravoure, tout en français dans le texte, en 1967.

 

 

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