Lost in The Clash Supermarket

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Vendredi 13 septembre 2013

Réécoute
Lost in The Clash Supermarket
Punk’s not dead ! A l’occasion de la sortie de leur catalogue remasterisé, les Clash s’offrent une vitrine en plein cœur de Londres. Un pop up store rempli d’objets cultes et de goodies. Les fans exultent. Joe Strummer en aurait sans doute avalé son médiator.

 

 

C’est l’une des adresses  les plus courues du moment  à Londres par les fans des Clash : Le 75 Berwick Street , en plein cœur de Soho. C’est ici qu’a ouvert  en début de semaine le « Black Market Clash London », une boutique éphémère sur 2 étages qui ne désemplit jamais.

 

Au premier niveau, les goodies


Tout a été conçu pour inciter les fans  à dépenser de l’argent. Il y  a les mugs, les t-shirts, les posters, les badges, les livres, et les photo collector, proprement empilés sur des présentoirs ou des étagères; ça donne envie de craquer son argent du mois et de tout acheter : 20 euros le t-shirt, 8 euros pour un mug ou un tote bag.

 

Et puis il y a les disques, évidemment. Vinyles ou CD, les fans ont le choix. Avec en tête de gondole, la fameuse Boom Box, designée par Paul Simonon le bassite du groupe

 

 

 

 

C’est à l’occasion de la réédition des albums des Clash en version remastérisée qu’est sorti lundi ( le 9 septembre) ce très prestigieux coffret en forme de ghetto blaster. Pas donné lui non plus : £ 99, 117 euros. L’image est assez ironique. Pas sûr  que Joe Strummer, le chanteur des Clash, disparu en 2002, ait adoré l’idée d’un tel temple de la consommation; lui qui avait refusé d’augmenter le prix de vente Sandinista, le triple album du groupe sorti en 1980. La mise en scène pourtant est amusante, en forme de clin d’œil à l’un des tubes du groupe : Lost in the Supermarket


 

 

I'm all lost in the supermarket, I can no longer shop happily

I came in here for that special offer, guaranteed personality


 


 

 

Le Market Clash pop-up store, pas qu’une affaire commerciale


Bien plus qu’une boutique, Le Black Market Clash London est un véritable temple à la mémoire du groupe. Car c’est au sous-sol que se trouve le graal : toute une collection d’objets en prévenance directe des archives personnelles de chacun des membres.

Parmi les pièces les plus marquantes, les paroles du tubesque London Calling, recopiées sur une feuille tachée de café, et la fameuse basse que Paul Simonon a fracassé en 1979 lors d’un concert au Palladium à New york

 

 

 

 

 

 

C’est Robert Gordon Mc Harg III, un artiste et ami du groupe qui a scénarisé l’exposition.

Au bas de l’escalier, des caisses de matériel et des valises bardés d’autocollants et de flyers. Un peu plus loin, 2 grosses enceintes qui diffusent en boucle tout le catalogue du groupe. And last but not least, une vitrine plaquée de bois rose, remplie de souvenirs frappés au nom des clash.

 

 

 

Fans de pères en fils


Impossible de comptabiliser chaque jour le nombre de visiteurs qui fréquentent la boutique. Et d’ailleurs ils ne consomment pas tous ; en particulier les plus jeunes. En revanche ils sont fidèles. Et n’hésitent  pas  à venir en famille.

  • Comme ici Simon et Thomas, fans des Clash de pères en fils :

 

 

 

  • Robert, 32 ans, est fan du groupe lui aussi et noue une relation toute particulière avec l’album London Calling, sorti l’année de sa naissance :

 


  • India, 21 ans, est venue déjà pratiquement tous les jours au BLack Market Clash London depuis son ouverture le 9 septembre :

 

 

 

Le magasin, ouvert tous les jours de 12 heures à 20 heures, fermera ses portes le 22 septembre prochain. Il n'aura trôné là que 2 semaines. Mais l'influence du groupe, elle, reste intacte.

Pas grand-chose au final n’a changé depuis la grande époque du punk. Le chômage, la crise, la violence, le racisme et les brutalités policières, tous ces thèmes chers au Clash, pourraient encore inspirer au groupe beaucoup de chansons. Sans doute l’une des raisons pour lesquelles ils continuent d’influencer la jeune génération.

Certaines fois d’ailleurs on s’en passerait. Exemple ici avec les boutonneux de One Direction et cette relecture toute personnelle et très libre de  l’un des titres cultes des Clash. Should I Stay Should I Go Vs. Live While We’re Young :

 

Reportage et photos : Corinne Pelissier

 

Et en bonus toutes les photos du reportage.

 

 

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