Lille garde le cap de 2004

La Pop au carré Jeudi 16 janvier 2014

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Lille garde le cap de 2004
Alors que Marseille-Provence 2013 vient de se terminer, on repense à une autre capitale européenne de la culture: Lille 2004. Il y a dix ans, la ville avait choisi de consacrer une grande partie de l'opération à l'art contemporain. Aujourd'hui, la région continue de profiter de cette impulsion.

 

A l'époque, Lille 2004 avait créé la surprise. Les organisteurs attendaient 3 millions de visiteurs, ils en ont reçu 9 millions. Pour prolonger l'émulation, Lille 3000 a pris le relais : 3 mois d'événements tous les 3 ans. Et toujours autant d'enthousiasme. 

"Les Lillois ont redécouvert les grandes fêtes qui avaient disparu. Ils y ont pris goût." assure Didier Fusillier, ancien directeur de Lille 2004 et aujourd'hui patron de Lille 3000.

Autre habitude qui n'a pas disparu : les partenariats. Aujourd'hui, les différentes structures de la métropole et de la région se connaissent et travaillent presque automatiquement ensemble. Les événements sont d'autant plus faciles à monter que les budgets culturels ont augmenté : à Lille, en 2005, il a bondi de 30% et n'est jamais redescendu par la suite.


10 ans de visibilité

Depuis 2004, la région a changé d'image. Dans les médias, la ville n'était plus présentée comme capitale d'une région sinistrée mais comme une métropole jeune, dynamique et ouverte. D'après le Financial Times, elle a gagné 10 ans de visibilité cette année-là. Le journal britannique parlait même de "Lille touch".

D'ailleurs, la ville attire toujours : 10% de fréquentation en plus ces dix dernières années. Une augmentation qui bénéficie aux musées, bien sûr, mais aussi à toutes les activités commerciales et à l'hôtellerie-restauration. 


Un élan pour la culture en général

la première affiche de Lille 2004
Lille 2004 aura aussi été une impulsion pour l'art sous toutes ses formes dans la région. Plusieurs événements fêtent d'ailleurs leur dixième anniversaire cette année, comme le Main Square Festival à Arras. 

En 2004, tous les grands responsables de musées sont venus à Lille et ont été séduit par la région. Et surtout, l'effet de surprise a joué un rôle important. "Personne ne s'attendait à voir autant d'enthousiasme et d'énergie", se rappelle Olivier Sergent, responsable des Maisons-Folies de Wazemmes et de Moulins. "C'était le moment où l'idée de délocaliser les musées commençait à germer" explique Didier Fusillier. 

Depuis, Arras a signé un partenariat avec le château de Versailles pour 10 ans et accueille des expositions. Celle de 2013, "Roulez carrosses" a attiré 300.000 visiteurs.

Et puis il y a eu l'ouverture du Louvre-Lens : près d'un million de billets vendus en un an. Un clin d'oeil peut-être à la première campagne d'affichage de Lille 2004 : la Joconde faisait alors du stop pour venir jusqu'à Lille.

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