Libres et Lego en droits ?

L'actualité numérique Lundi 16 décembre 2013

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Libres et Lego en droits ?
Pourra-t-on bientôt imprimer ses propres Lego ? Pour la marque danoise, coincée entre la volonté de protéger ses droits et une communauté de fans transis, c'est un sacré défi.

 

Vous êtes à la traîne dans vos achats de Noël ? Imprimez-les.

Alors que les imprimantes 3D coûtent aujourd'hui à peine plus cher qu'une console de salon, tout un chacun sera bientôt capable de fabriquer ses propres Lego. C'est en tout cas ce que prédisait lemonde.fr ce week-end. Et c'est tout sauf un hasard si les petites briquettes danoises sont à la proue de cette révolution numérique : elles sont intrinsèquement liées à la culture de la bidouille et du détournement.

 

D'un côté, l'entreprise danoise, dont les brevets ont commencé à tomber dans le domaine public à partir de 1988, essaie de sécuriser sa rente (et sa propriété intellectuelle) en multipliant les actions en justice contre les "Lego Clones", ces dizaines de copycats qui ont investi le filon.

De l'autre, Lego dispose d'une communauté de fans aussi actifs que dévoués. Et elle ne se limite pas aux moins de 12 ans, bien au contraire : les AFOL (pour Adult Fans of Lego) ont leurs associations, leurs forums, et même leur subreddit. Signe de leur popularité parmi les défenseurs de la culture du partage, ils se déclinent dans des films d'animation ou des banques d'images en Creative Commons.

Avec l'ouverture du front de la 3D, la marque va être confrontée à un nouveau défi : comment réagir face à ces légions d'adorateurs qui risquent de sortir du circuit classique de la consommation en fabriquant leurs propres briques ? En 2013, comme les jeux, la propriété intellectuelle est en kit.

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Photo CC BY-ND 2.0 t cory

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