Libre et assoupi

Rien à voir Jeudi 08 mai 2014

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Libre et assoupi
Un "feel good movie", c'est un film dont on sort de bonne humeur. Quand en plus, ça fait passer quelques messages politiques bien sentis, c'est encore mieux. Sorti le 7 mai, on a aimé "Libre et assoupi", le dernier film de Benjamin Guedj.

 

C'est l'histoire de Sébastien (Baptiste Lecaplain), un jeune homme de 29 ans, en pleine possession de ses moyens physiques et intellectuels : il a deux bras, deux jambes, il est surdiplômé, il est à l'aube de sa vie, et pourtant il n'a aucune envie de travailler. Ni d'avoir son propre appart d'ailleurs, ni de rencontrer de meufs, rien du tout. Il passe ses journées à regarder le plafond, et il ne voit pas où est le problème.

Pourtant ce n'est pas si facile, de rien faire. Quand on n'a pas d'activité professionnelle, on perd sa raison sociale. Et puis les gens essaient de vous culpabiliser, ou alors ils sont jaloux, ou alors ils sont les deux, et ça peut créer de vraies frictions...

Et en même temps on peut pas dire qu'il fasse rien du tout Sebastien, il lit beaucoup. C'est sa seule fenêtre sur le monde, on le voit avec du Charles Bukowski ou du Gabriel Garcia Marquez entre les mains : des petites références littéraires pas mal choisies.

 

Ce n'est pas si souvent qu'on donne à voir des personnages comme Sebastien. Ce n'est ni un marginal, ni un rebelle, il évolue plutôt dans un milieu très bourgeois. Mais il est à contre-courant des valeurs de travail, de productivité et de performance qui font loi partout. Il est intelligent, il est cultivé, mais il a pas spécialement d'ambitions matérielles.

Mine de rien pine de chien, tout ça fait passer un vrai message, sans prétention ni prosélytisme. Et puis surtout on sort de là assez content, ce qui est quand même l'essence du feel good movie.


 

> Toute l'équipe du film était invitée dans Pop Corn !


 

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