Les Nuits de l'Alligator font danser nos écailles

La Pop au carré Jeudi 13 février 2014

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Les Nuits de l'Alligator font danser nos écailles
Pour sa neuvième édition, le festival itinérant se faufile dans vingt-trois villes françaises, avec dans ses valises, des chanteurs venus des Etats-Unis, d'Irlande ou de Scandinavie, tous nourris aux racines du blues.

 

C'est un festival de blues, mais pas que. Xavier Decleire, le programmateur, parle en vrac de soul, de funk, de pop, de rock et d'électro. "Le blues reste la base rythmique, mais ce sont surtout des spectacles avec de la sueur et un public conquis." DES publics, même. Parce que l'autre originalité des Nuits de l'Alligator, c'est de quitter le petit milieu parisien pour sillonner la France. Vingt-trois villes cette année (Strasbourg, Vannes et Saint-Malo viennent de rejoindre l'aventure) et partout la même fête.

 

9e édition des Nuits de l'Alligator, teaser officiel du festival © Nuits de l'Alligator, 2014

 

Ce jeudi soir par exemple, c'est au Cargö, à Caen, que deux trublions new-yorkais vont faire le show. Bosco Delrey et Har Mar Superstar, partenaires de tournée depuis leur rencontre aux Trans Musicales. "Quand je l'ai vu la première fois", se souvient Bosco, "il était en train de manger, je me suis approché, je lui ai parlé tout bas et je me suis mis à tripoter l'un de ses tétons tout durs. C'est peut-être le début d'une histoire d'amour." On n'est pas sûrs de croire l'énergumène, qu'Har Mar désigne comme le type le plus drôle du monde.

 

Bosco Delrey, Xavier Decleire et Har Mar Superstar, en détente à la Maroquinerie (Paris), mardi 11 février

 

Sur scène, tour à tour, ils se complètent à merveille. La même énergie, la même générosité, une folie un peu plus prononcée peut-être chez le second, qui peut passer du poncho andin au torse nu bien garni. "Moi je veux juste m'amuser et divertir le public, c'est mon boulot, je suis un entertainer."

Xavier Decleire explique qu'il y a peu de têtes d'affiche dans son festival (quoique : Adam Green, c'est pas dégueu) mais beaucoup de fortes têtes. Celles-là correspondent bien à la définition. "Quand je suis mal luné", reconnaît Bosco Delrey, "mes musiciens m'appelle King Joffrey" (comme le sale môme de Game of Thrones). Il n'en transparaît rien en concert, vous devriez finir la soirée la tête sur les épaules. A moins qu'Har Mar s'en prennent à vous : "ce soir, c'est moi l'alligator". Tenez-vous le pour dit.

 

Bosco Delrey invité de Laura Leishman sur le Mouv', en direct des Trans Musicales 2013 © Le Mouv'

 

Les Nuits de l'Alligator, jusqu'au 20 février dans toute la France. Programmation complète sur le site officiel de l'événement. Cliquez ici.

Bosco Delrey était venu le mois dernier dans le 16-18 de Christophe Crénel présenter son 1er EP. A réécouter par .

Et si vous voulez du rab' d'Har Mar Superstar, glissez la main dans le bac avec Cyril Sauvageot. C'est par ici.

 


 

Reportage, photos et mise en page : Augustin Arrivé

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