Les Belges dans l'espace

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Mercredi 15 octobre 2014

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Les Belges dans l'espace
Pendant deux jours, la Belgique a réuni ses meilleurs spécialistes du cosmos pour un gigantesque salon de l'industrie spatiale. L'occasion de réunir plus de 300 entreprises du secteur. Le pays est en pointe dans ce domaine.

 

Comme dans beaucoup d'autres domaines, les Français s'ennorgueillissent d'être des modèles ou des champions de l'aérospatiale européenne. Comme pour beaucoup d'autres domaines, ce jugement semble un peu hâtif au vu de la réussite des Belges, présents dans l'espace dès 1992 (l'astronaute Dirk Frimout participait alors à une mission Atlantis) et assurant depuis 1968 le suivi de multiples satellites (dont Galileo ou Copernicus) depuis la station de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) de Redu, dans les Ardennes belges.

Les paraboles géantes de l'agence spatiale européenne terrestre à Redu © Space days, 2014

 

Ces 13 et 14 octobre 2014 ont permis de mettre les choses au clair : avec plus de 300 entreprises de l'industrie spatiale belge rassemblées à Transinnes, au sud-est du pays, les "Space Days" ont présenté la grandeur du plat pays au-delà de la stratosphère. Un rendez-vous essentiel d'après Michel Stassart, directeur du Pôle aérospatial Skywin en région wallonne :

 

Aux Space Days, les industriels peuvent rencontrer les entreprises qui ont besoin de satellites (principale activité du secteur spatial belge), que ce soit pour développer le trafic aérien, la culture de la pomme de terre ou la gestion de camps de réfugiés dans les zones de guerre. Les applications sont multiples :

 

La Wallonie a acquis en plusieurs décennies une expérience exceptionnelle en optique mais aussi dans le domaine des sondes et des lanceurs. L'activité spatiale emploie dans la région 1.600 personnes et génère la somme rondelette de 220 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel.

Benois Demelenne et sa "télécommande" à satellites © Space Days

 

Parmi les professionnels présent sur le salon, quelques uns, triés sur le volet, ont eu le privilège de visiter la "Station spatiale européenne terrestre" de Redu, ses trente hectares cachés dans une cuvette, son champ abritant des paraboles de 10 à 20m de diamètre et ses ordis ultra-sophistiqués qu'un responsable, Benoit Demelenne, s'amuse à comparer à une simple "télécommande de télévision" adaptée aux satellites.

Le satellite géostationnaire Artemis, lancé en 2001 en collaboration avec le Japon, est toujours piloté de là-bas. Il permet de manoeuvrer le vaisseau cargo automatique européen ATV.

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Reportage : François Nemeth              Edition : Augustin Arrivé

Image de couverture : le satellite Gallileo © ESA, 2004

 

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