Le Venezuela ne décolère pas

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Mardi 04 mars 2014

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Le Venezuela ne décolère pas
Le mouvement contre la vie chère lancé il y a un mois par les étudiants a pris de l'ampleur. Ils ont été rejoints dans la rue par des milliers de personnes, mobilisés par les opposants à Nicolas Maduro, le successeur d'Hugo Chavez. Les violences ont tué 18 personnes ces derniers jours.

Un an tout juste après la mort d'Hugo Chavez, la situtation politique est plus qu'instable au Venezuela. Depuis le 6 février dernier les étudiants, rejoints par des citoyens vénézueliens s'opposent par dizaines de milliers au gouvernement de Maduro. Des manifestants pris à partie par les militaires et par certaines milices armées.

Les affrontements entre d'un côté la population et les partis d'opposition de droite et de l'autre les forces de sécurité du gouvernement ont déjà fait 18 morts, près de 300 blessés auxquels il faut ajouter un millier d'arrestations.

Dimanche dernier ils étaient encore 20 000 à défiler à Caracas. Le ministre vénézuelien des affaires étrangères doit rencontrer ce mardi Ban ki Moon, le Secrétaire Général de l'ONU, afin de trouver une issue pacifique.

Manifestation à Caracas / cc Flickr AndresAzp
 

Au Venezuela le gouvernement a dores et déjà mis en place un grand dialogue national pour la paix. Depuis deux semaines, il organise des réunions pour entendre les critiques et les propositions des manifestants afin de faire reculer le spectre du coup d'état. Pour l'instant les discussions ont surtout lieu avec les patrons car les manifestants sont le plus souvent issues des classe les aisées qui s'insurgent contre la pénurie extrême qui touche ce pays trop dépendant de sa richesse pétrolière.

Les importations contrôlées par l'état central n'arrivent pas à répondre aux besoins de la population en biens de première nécessité. Dans les supermarchés, les files d'attentes sont impressionnantes pour les biens les plus prisés: sucre, papier toilette, dentifrice, lait, l'huile...

Pendant ce temps, les accusations fusent sur Twitter. D'un côté, certains dénoncent un "Etat qui affame le peuple". De l'autre, on accuse l'opposition anti-chaviste de manipuler les manifestants et même d'avoir organisé la pénurie afin de destabiliser le pouvoir en vue des élections de 2015.

Reportage signé Cécile de Kervasdoué.


Image d'illustration : cc Flickr AndresAZP

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